Archives mensuelles : février 2011

Les silences, les trous et autres vides

Lors de mon dernier cours de dessin, notre professeur nous a mis une multitude d’objets sur une table et nous a demandé de dessiner les VIDES qui séparaient les objets au lieu des objets eux-mêmes !… ?!?

Nous étions complètement perdus. Comment cela, les vides ? La vérité est, que nous n’avons pas l’habitude de les voir, de les entendre, de les apprécier et encore moins de les dessiner. Nous sommes occupés à les combler, ces vides.

Quand nous avons un moment de calme, avec rien à faire, nous trouvons quelque chose à faire.  Quand personne ne prend la parole, nous nous empressons de faire la conversation. Quand une feuille est vide, nous la couvrons illico presto d’écriture.

Dans une négociation par exemple, imaginons-nous que vous faites une proposition à l’autre partie en terminant, « qu’en pensez-vous » ? Il vous paraît maintenant évident qu’il faut attendre la réaction de l’autre partie. – Mais dans la réalité, vous seriez étonné combien de fois vous êtes tentés à combler le silence qui s’installe après une telle question. Au lieu d’attendre et de laisser réfléchir l’autre partie à votre proposition et de préparer une contre-proposition, vous comblez ce temps de silence –  ce temps de réflexion –  avec des questions, des arguments supplémentaires, des détails insignifiants !!!

Au lieu de laisser réfléchir l’autre partie à sa réponse, vous en ajoutez et semez inévitablement la pagaille dans la tête de votre interlocuteur. Résultat : vous ne laissez pas l’occasion à votre interlocuteur de vous donner une réponse !

Ceci est transposable dans tous les domaines de votre vie. Avant, on appelait les silences, les moments de recueil. Aujourd’hui, tout moment ne ressemblant pas à de l’action, est considéré comme un moment de fainéantise. Bref, nous avons peur du vide !

Je vous invite de prendre conscience et de les voir – les vides – et d’en profiter. Car c’est eux qui font ressortir – de façon bien plus importante – les actions qui les ponctuent.

Les « Pancakes »

Je me suis rendue compte que le repas le plus important de la journée n’a pas encore été traité ici.

J’ai songé à tous les bons petits déjeuners que j’ai pu prendre avec du « bacon & eggs », un œuf mollet, un croissant, un pain au chocolat  ou juste la bonne tartine au beurre, confiture et miel.

Mais la recette qui a retenu mon attention est celle des « pancakes » – bien à l’américaine, on s’imagine le film hollywoodien.

Voici donc une bonne recette de « pancakes » –  fait maison – rien à voir avec la version toute prête du « pancake-mix » qu’on peut trouver dans le commerce.

C’est facile et tellement bon !

Vous mélangez :

3 petits (ou deux gros) œufs

300-350 ml de lait

3 cuillères à soupe de sucre

Vous ajoutez dans l’ordre :

400 ml de farine

2 ½ cuillères à thé de levure chimique

½ cuillère à thé de sel

2 cuillères à soupe de beurre fondu

Vous huilez ou beurrez une petite poêle  et vous versez une louche de pâte dedans. Quand les bords font des bulles vous retournez le pancake.

Servez avec des fruits rouges chauffés au préalable, de la chantilly, des amandes effilées  ou l’incontournable sirop d’érable. Excellent dimanche matin !

Comment éduquer les « fauves »

Vous l’avez lu et entendu mille fois : une négociation doit être « gagnant-gagnant » pour être considérée comme une négociation réussie.  Mais dans la vente pure, les clients n’arrêtent pas de nous demander de baisser les prix, d’augmenter leur commission et de revoir le budget global.

La réaction de la plupart de vendeurs juniors est de revoir leur copie et de proposer « un geste commercial » au client. Mais qu’est-ce qui se passe inévitablement une fois ce geste fait ? Le client sait maintenant qu’il y a une marge de manœuvre et demande plus. En d’autres termes – les fauves sont lâchés et ils ont goûté au sang.

C’est pourquoi nous invitons les négociateurs à faire toutes leurs concessions SOUS CERTAINES CONDITIONS.

Je m’explique. Il est parfaitement acceptable de dire à un client, « si vous passez d’un hébergement 5 étoiles à un hébergement 4 étoiles, je peux vous réduire le budget global de 20% ». Ou « si vous considérez un déjeuner 2 plats au lieu de 3, alors je peux respecter votre budget ». Ou « si vous choisissez les produits de la gamme au-dessus, alors je peux vous commissionner avec 2 points de plus ».  Ou «  si vous signez votre contrat avant telle date, je suis prête à augmenter votre commission ».

Vous avez compris le topo – le client ne reçoit pas quelque chose « gratuitement », ce qui pourrait l’inciter à chercher ce qu’il pourrait demander en plus. Mais si au contraire un client a eu une – voire deux – fois une concession sans contrepartie, il est comme un fauve qui flaire la piste du gibier à dévorer.

Ne soyez pas ce gibier dans vos futures négociations et mettez sous condition ce que vous allez concéder !

New York Cheese Cake

Voici une recette complètement réinventée par les Américains du bon vieux « Käsekuchen » des Allemands. Si la version allemande est aérée et légère, la version américaine est plus compacte. Nous ne sommes pas beaucoup dans le club fermé de ceux qui adorent cette recette, mais comme j’en ai justement une qui réussit à chaque fois, je la partage avec vous !

Pour le fond, il vous faut 250 grammes de biscuits (du type Saint Michel par exemple) que vous écraserez en chapelure. A cela vous ajoutez 125 grammes de beurre fondue, vous mélangez le tout et vous pressez la masse avec la paume de votre main dans le fond de votre moule qui fait environ 23 cm.

Pour la garniture vous battez 2 œufs avec 150 gr de sucre, jusqu’à ce que la masse blanchisse. Après vous ajoutez 300 grammes de St. Moret ou l’équivalent, 100 gr de crème fraîche et 100 gr de fromage blanc 20%.

Versez la masse sur le fond de tarte (fait avec les biscuits et le beurre fondue) et enfournez à 180°C pendant 35-40 minutes. Laissez refroidir, démoulez et passez-le 2 heures au frigo avant de le servir avec un coulis de fruits rouges et décorez de framboises par exemple.

(Et pour ceux qui n’apprécient pas la version dite « Américaine » – je posterai la recette originale de ma grand-mère allemande dans la foulée sur le blog !!)