Archives mensuelles : mars 2011

Enrichissez votre « gâteau de négociation »

Si l’on compare l’accord à négocier à un gâteau, le négociateur inexpérimenté va évaluer la taille du gâteau et essayer d’en remporter la plus grosse part possible.

Le négociateur expérimenté évaluera ce même gâteau et proposera de l’enrichir de façon à ce que les deux négociateurs en remportent chacun un plus gros morceau.

Si nous ramenons cet exemple gourmand à la table des négociations, cela se traduit pour le négociateur junior par une transaction reposant uniquement, par exemple,  sur le prix. Il en remporte le plus gros morceau, alors l’autre partie en remporte forcément moins. Il génère des frustrations.

Le négociateur senior, lui, prend soin de bien évaluer le prix, pose des questions, ajoute des informations sur les conditions du plan de paiement, sur les détails de livraison, sur l’emballage – et cerise sur le gâteau – sur la date de signature.

Nous avons dans ce deuxième cas un négociateur qui à trouvé un accord non seulement sur le prix, mais également sur l’emballage, les frais de livraison, l’échéancier de paiement et la date de signature de l’accord. Chacun des négociateurs sort avec une part de gâteau bien plus complète et plus grande que prévisible au démarrage de la négociation.

Je vous invite donc de regarder à partir d’aujourd’hui – avant de foncer tête baissée dans votre négociation –  quels sont les ingrédients avec lesquels vous pouvez enrichir votre gâteau.

C’est un exercice de réflexion qui se prépare en amont. Et vous vous devez d’y réfléchir pour les deux parties. Quels sont les ingrédients que l’autre partie aimerait ? Elle aime la chantilly ? les copeaux de chocolat ?  du sucre glace ? ou bien des amandes effilées ?  Selon les souhaits exprimés par l’autre partie vous pouvez ajouter ces ingrédients, au cours des échanges,  à votre « gâteau  de négociation ». Ces ajouts ne sont pas forcément coûteux, mais ils vous permettent une négociation « gagnant-gagnant».

Vous verrez c’est enrichissant !

Le petit bonheur des Madeleines du samedi matin

C’est très facile de s’acheter un paquet de Madeleines sous plastique et de les gober une par une…. Mais imaginez-vous la scène suivante : vous êtes en train de vous réveiller un samedi matin et une douce odeur légèrement sucrée vous chatouille les narines ! – c’est ce qui m’est arrivé ce matin.

J’ai suivi l’odeur jusqu’à la cuisine ou j’ai trouvé mon mari avec une poche remplié de pate à la main, un moule à madeleines devant lui et des madeleines bien dorées et odorantes sur le comptoir ! Alors j’ai décidé de partager ce bonheur avec vous dès aujourd’hui, afin que vous puissiez en profiter demain déjà !

Faites fondre 150 grammes de beurre salé. Séparez 5 œufs dans deux bols. Fouettez les jaunes avec 200 grammes de sucre puis ajoutez le beurre fondu et les zestes d’un citron ainsi qu’une pincée de sel. Incorporez doucement 200 grammes de farine.

Dans l’autre bol, montez les blancs en neige en ajoutant une petite pincée de sel.  Mélangez les deux masses et mettez le tout dans une poche  et remplissez les alvéoles du moule à Madeleines à 2/3. Faites cuire dans un four préchauffé à 180°C pendant 10 minutes.  Les quantités indiquées donnent environ 30 pièces, dépendant de la taille de votre moule à madeleines.

Fermez les yeux, je suis convaincue que vous arrivez à humer ce parfum doux du petit déjeuner parfait !

PS : Si vous n’avez pas de poche, vous pouvez remplir les alvéoles du moule avec une cuillère. Et vous pouvez parfaitement utiliser de la farine complète ainsi que du fructose au lieu de la farine blanche et sucre blanc – M. Montignac en serait ravi. (Voir : La méthode Montignac, Flammarion).

Négocier avec les enfants

Avez-vous l’impression – comme la plupart  des parents – que vos enfants sont les pires négociateurs que vous n’ayez jamais eu à affronter ?!? Pourtant, ils ne sont pas formés comme vos interlocuteurs professionnels, ils n’ont que très peu d’expérience et ils n’ont certainement pas lu des œuvres spécialisées dans ce domaine. Et pourtant…

Je vous rassure. Vos enfants sont peut-être des négociateurs « durs en affaires ». Mais en aucun cas sont-ils des négociateurs « gagnant-gagnant ». Rappelons-nous que pour être un négociateur méritant l’appellation « gagnant-gagnant » il faut être dur sur le fond et souple sur la forme. Autrement dit, obtenir le meilleur accord possible tout en gardant ou mieux encore, en améliorant la qualité de la relation avec l’autre partie.

Regardons maintenant nos chérubins. Nous sommes d’accords – ils sont durs en affaires. Mais côté relationnel ? – Ils n’y prêtent aucune attention ! Ils sont vos enfants et ils savent – qu’advienne ce qu’advienne au bout de la négociation vous les aimerez toujours ! Donc, ils ne peuvent pas dégrader la relation, ils négocient que sur un seul axe (le deal) au lieu de négocier sur les deux axes (deal & relationnel).

Vous pouvez d’ailleurs transposer cet exemple dans le monde adulte du travail. Pourquoi est-il tellement plus facile de négocier son salaire au démarrage qu’une augmentation plus tard ? – Simplement parce que « la relation » que vous entretenez avec votre patron se met à travers le chemin de votre négociation « gagnant-gagnant » et vous vous faites échouer vous-même. « Il n’acceptera jamais », « il me rira au nez », « il n’a pas le budget »…. Voici les arguments que votre petite voix avance !!! Vous négociez avec vous-même au lieu de négocier avec votre patron. Il faut que vous ayez une relation avec l’autre partie ET que vous gardiez en tête le deal que vous aimeriez obtenir. Seul si les deux objectifs sont atteints, vous aurez un accord « gagnant-gagnant ».

Analysez vos négociations passées que vous ne qualifieriez pas comme « gagnant-gagnant ». Le bas blesse souvent côté relationnel, soit parce que vous n’avez pas su y rentrer dans la relation, ou bien parce que le relationnel à pris le dessus et vous en avez oublié le deal.

Bonne analyse et bonne chance pour vos futures négociations avec vos bambins et votre patron !

Schwäbischer Käsekuchen von Omi Anneliese

Tarte au fromage blanc (c’est sucré et léger)

Comme promis – voici l’original allemand du New York cheese-cake, le fameux « Käsekuchen », maîtrisé par toutes les cuisinières d’Allemagne du sud, et particulièrement ma mère. Une recette inratable, bien aérée, tant que vous préparez les deux masses suivant la recette.

Vous avez besoin de :

5 œufs

250 grammes de sucre

500 grammes de fromage blanc 20%

250 grammes de fromage blanc 40%

200 grammes de crème fraîche épaisse

75 grammes de Maïzena

le jus d’un citron

Un moule de 28 cm de diamètre

1 pate brisée

Séparez les 5 œufs. Battez les jaunes avec le sucre jusqu’à blanchissement. Ajoutez au fur et à mesure les fromages blancs et la crème fraîche, puis la Maïzena et le jus de citron. Réservez cette première masse au frais et battez les blancs jusqu’à obtenir une masse comme pour faire des meringues.

Intégrez les blancs bien durs tout doucement dans la première masse avec une spatule – sans trop casser les blancs. Versez le tout dans le moule garni avec  votre pâte.

Faire cuire à 160°C pendant 10 minutes et augmentez  à 180°C et cuire encore 50 minutes. Après environ 30 minutes de cuisson totale sortez le gâteau du four pour glisser une lame de couteau entre la masse et la pate. Faites tout le tour. Ceci évite que l’humidité emprisonnée à l’intérieur fasse éclater le dessus de votre tarte.

Après la cuisson laissez-la refroidir pendant 15 minutes avant de la démouler sur une grille et de la poser sur le plat de présentation. Saupoudrez de sucre glace. L’idéal c’est d’utiliser un moule à bord escamotable. (Pensez aussi à beurrer et fariner le moule avant de poser la pâte brisée).

Guten Appetit !