Il faut ! – ou pas ?

Je viens de faire deux séminaires et les coachs ont mis sur le tapis l’impact de la sempiternelle formule « il faut. » Laissez-moi faire une synthèse des deux explications et vous expliquer ce qui changera – selon moi – dans votre vie, si vous arrêtez de l’utiliser.

Quand on m’a demandé s’il y avait des « il faut » dans ma vie, j’ai bien évidemment répondu qu’il y en avait plein. « Il faut travailler, gagner de l’argent, s’occuper des enfants, du ménage, de l’entretien de la voiture, etc. » Vous connaissez le refrain, n’est-ce pas ?

Maintenant, si nous regardons ces deux mots de plus près – qui est « il » ? Ce n’est donc pas moi. C’est un corps étranger qui m’impose, à moi – adulte responsable – de travailler, gagner de l’argent et gérer l’intendance de la maison. Facile de se dédouaner. Ce n’est donc pas moi qui ai décidé, cela m’a été imposé et maintenant « il faut » que je m’y plie. Je suis une pauvre victime.

Si la formule « il faut gagner de l’argent » est pleine de sens, le « faut-il » réellement ? N’ai-je pas décidé un jour que la carrière de chômeur, SDF ou Rmiste ne me convenait pas et que j’ai donc CHOISI de faire des études, de travailler et de gagner de l’argent ?

« Il faut » aller voir les grands parents. Ça m’est imposé. J’ai envie de passer le week-end à la maison. J’y vais donc contre mon gré. Et à la première remarque, je leur ferai sentir que je ne suis pas là de mon plein gré et que d’ailleurs je serais beaucoup mieux à la maison !

Un choix, c’est quelque chose que JE fais. Et je peux donc déclarer mes choix avec une formule qui ressemble à ceci : « Je choisis d’aller voir les grands parents en acceptant les conséquences désagréables de mon choix. » Je ne subis plus, car j’ai choisi.

J’ai testé pour vous l’éradication complète des « il faut » de ma vie et j’affirme que ça responsabilise et remet les choses en perspective.

Le sevrage prendra du temps mais vaudra la peine, patience !