Archives mensuelles : décembre 2011

2012

Quand j’étais petite, l’année 2000 et le nouveau millénaire me semblaient très loin. Dans ma tête d’enfant  j’allais être extrêmement vieille quand cette date arriverait. Or, en attendant l’an 1984 de George Orwell, l’an 2001 : Odyssée de l’Espace, l’an 2010 : Odyssée deux sont bel et bien derrière nous. Et aujourd’hui, vu de ma fenêtre, je suis toujours jeune ! :-)

 

 

Pour célébrer cette nouvelle année, je vous invite à méditer sur votre Odyssée 2012, celle que vous n’avez pas encore entreprise pour des raisons aussi ridicules qu’insensées. Mais avant de nous y aventurer, regardons pourquoi nous parlons d’Odyssée.

 

 

L’Odyssée, comme vous le savez certainement, est une épopée grecque antique attribuée à Homère. Elle relate le retour chez lui du héros Ulysse, qui, après la guerre de Troie, mettra dix ans à revenir dans son île d’Ithaque. Au cours de son périple en mer, il rencontre de nombreux personnages mythologiques, comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé ou les Sirènes.

 

 

Le terme Odyssée est devenu (par antonomase) un nom commun désignant un « récit de voyage plus ou moins mouvementé et rempli d’aventures singulières ».

 

 

Nous y sommes. Nombreux sont ceux qui ont dit à Ulysse qu’il ne pouvait pas vaincre le peuple de Troie. Mais Ulysse, a-t-il répondu «  bon ben d’accord alors, je rentre chez moi ! » ? – qu’il était impossible de passer à côté des Sirènes sans leur succomber, ce à quoi il aurait répondu « ah oui, vous avez raison, je vais faire un détour afin de les éviter, elles me font trop peur ! » ?

 

 

Ulysse n’a pas été otage de ses peurs ou de ses pensées stratégiques qui lui dictaient que le voyage était « trop dangereux »,  « qu’il était trop vieux », « pas assez fort », « pas assez intelligent », « pas assez riche. » Il y croyait et il trouvait systématiquement un moyen d’y arriver.

 

 

Et vous ? Que n’avez-vous PAS fait depuis vous êtes nés –  pour les prétextes ci-dessus  mentionnés? Quand j’étais au lycée mes profs m’ont fait comprendre que je ne savais pas écrire. Je l’ai cru pendant des années jusqu’à ce que mon ami Gérard me donne confiance en moi. Aujourd’hui je suis auteure de 3 livres. Quand j’étais petite je me suis vue refusée l’intégration dans l’équipe de GRS,  pas assez gracieuse, or cette année j’ai fait du trapèze volant. Au lycée je me suis fait virer de la chorale et j’ai cru que je ne savais pas chanter, or cette année j’ai pris des cours de chant et personne ne se bouche les oreilles.

 

 

Je me suis rendue compte que tous les limites que je m’étais imposée pendant 40 ans venaient de moi. Elles étaient peut-être initiées et énoncées par quelqu’un d’autre il y a fort longtemps. Mais c’est moi qui y ai cru.

 

 

Je n’ai évidemment rien fait d’aussi héroïque qu’Ulysse. En revanche j’ai entrepris des voyages dans des contrées qui m’étaient fermées auparavant.  Pourtant, je n’avais qu’égaré la clé ! Motivée par une citation de Walt Disney « If you can dream it, you can do it » j’ai tourné la clé dans la serrure donnant sur le monde des claquettes, du chant, de l’écriture, du trapèze, de l’escalade et de l’auto-entreprenariat – pour n’en nommer que quelques-uns.

 

 

Et vous – En quoi consistera votre Odyssée 2012 ?

Quoi que ce soit, si vous y croyez dur comme fer, alors vous y parviendrez !

Bon voyage et excellente année 2012 !

Sorbet Mandarine

Les fêtes approchent et avec elles les réflexions sur les menus à proposer. L’année dernière je vous ai proposé le parfait au spéculos. Cette année je partage notre recette « signature » qui permet d’avoir un dessert pas trop lourd à la fin d’un repas long et festif.

A la place des mandarines vous pouvez aussi utiliser des clémentines ou des oranges. Pour 6 personnes il vous faut 500 ml de jus frais pressé. Vous y ajoutez 80 grammes de sucre – dans un shaker par exemple – afin de faire dissoudre le sucre. Goutez le jus, si vous trouvez qu’il est trop sucré vous pouvez rajouter le jus d’un demi citron ou plus, selon votre goût.

Si vous n’avez pas de sorbetière : mettre ce jus sucré dans un récipient que vous placerez pendant 2 heures au congélateur. Au bout de 2 heures vous touillez avec un fouet ou une fourchette et vous y ajoutez doucement les 100 ml de champagne (afin qu’elles gardent leur pétillant le plus longtemps possible). Toutes les 30 minutes vous touillez jusqu’à ce que la masse soit bien congelée. Vous obtiendrez alors ce qu’on appelle un granité (avec des paillettes de glace).

Si vous avez une sorbetière: versez votre jus dans la sorbetière puis y ajoutez doucement 100 ml de champagne ou de bon crémant. Puis turbinez le sorbet environ 45′ à 1 heure.

Servir dans une verrine ou bien en boule à côté d’un fondant ou d’un moelleux au chocolat de votre choix (je ne devrais pas le dire, mais Picard en fait des excellents !)

Bon appétit.

Les sentiments et les besoins

Mon mari et moi avons pour habitude de courir ensemble le dimanche. Quand nous partons de la maison pour rejoindre le chemin vers la forêt voisine j’adapte ma foulée à la foulée de mon mari. Je prends son rythme. Cela se fait inconsciemment et je ne me rends compte de cela qu’une fois que c’est fait.

A ce moment-là,  il faut que je fasse un réel effort pour retrouver ma foulée à moi qui est légèrement plus longue et donc plus lente que la sienne. Depuis cette découverte,  je me suis rendue compte que je fais la même chose dans pleines de domaines de la vie et je vous explique comment et pourquoi.

L’homo civilisatus vit en groupe. Nous sommes entourés de gens autant au bureau qu’à la maison, dans le métro et quand nous faisons du sport. Et nous nous « adaptons » aux autres, parce que nous avons envie, parce que cela « se fait », parce que c’est la coutume, parce que nous avons toujours fait comme cela ou encore parce que l’autre doit savoir, car après tout, il est l’expert dans le domaine.

Or, cette adaptation nous coûte 1) un effort et 2) nous éloigne de nos propres besoins. A court terme et comme cas isolé ceci n’a peut-être aucune incidence et l’effort fourni est négligeable. En revanche à long terme nous sommes frustrés d’avoir abandonné nos propres besoins afin de « faire plaisir » ou de « nous plier » à quelqu’un d’autre et l’effort fourni devient gigantesque, voire insurmontable et cela souvent de manière totalement inconsciente.

Nous sommes peut-être non seulement frustrés, mais outrés, en colère, tristes, déprimés et que sais-je d’autre. Notre frustration explosera sous forme de colère ou de dépression et de façon exponentielle à un moment inopportun ou surprenant pour des raisons incompréhensibles pour l’entourage.

Si en revanche, nous sommes à l’écoute de nos besoins, nous pouvons « ajuster notre foulée » ou nous comporter ou de vivre de façon qui corresponde à nos propres besoins.

Mais comment est-ce que je sais alors ce dont j’ai besoin ? – Bonne question. La plupart des gens sont d’ailleurs incapables d’exprimer leurs vrais besoins. Ils sont éduqués et conditionnés avec des « il faut ». Ils mettent alors leurs propres besoin de côté et font ce qu’il faut ou convient de faire.

Il y a une manière simple pour découvrir vos besoins : vous observez de façon très attentive les sentiments qui vous habitent !

Dans mon cas du footing, je me rends compte que quelque chose ne va pas. Je pourrais arrêter ma réflexion là et me forcer de continuer ma course en arrivant essoufflée et en reprochant à mon mari qu’il court trop vite pour moi et qu’il pourrait quand même faire attention à mon rythme.

Mais, ce n’est pas ce que je fais. Je scrute mes sentiments et émotions : Je me sens mal à l’aise. Je me sens dépassée, épuisée, frustrée et que sais-je d’autre ? De voir et pouvoir nommer les sentiments négatifs qui m’habitent, correspond à un warning rouge qui clignote. C’est comme dans une voiture : je peux ignorer la loupiotte qui clignote en rouge qui m’indique qu’il faut mettre de l’huile ou je peux prendre ce warning au sérieux et m’occuper de mon niveau d’huile.

Pour rester avec l’image de la voiture, vous ne pouvez pas – à l’œil nu – constater que le niveau d’huile est bas. La même chose est vraie pour vos besoins. Vous ne pouvez pas les deviner sans qu’un sentiment désagréable vous indique que quelque chose ne va pas.

De s’écouter et exprimer ses sentiments n’est pas de l’égoïsme. C’est une hygiène de vie qui s’apprend. A vos tableaux de bords ! Y a-t-il des voyants allumés ? Occupez-vous en avant qu’ils ne s’occupent de vous !

(Article basé sur les travaux de Thomas d’Ansembourg sur « La Communication NonViolente »  ou CNV)

Idée cadeau pour Business(wo)men débordés

Les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas et avec elles l’envie de trouver pour chacun de ses proches un cadeau qui lui fait plaisir.

Vos proches, eux aussi pour la plupart Business(wo)men débordés, n’ont probablement pas besoin d’attendre la venue du père Noël pour se faire plaisir eux-mêmes. Et pour vous il n’est pas aisé de trouver une chose à laquelle ils n’auraient pas déjà pensé, voire acheté.

Personnellement, j’adore quand on m’offre un livre qui est muni d’une jolie dédicace. Je sais que la personne a choisi le thème par rapport à mon goût et y a ajouté quelques mots touchants afin de rendre ce cadeau unique.

Cela m’a donné l’idée de  vous proposer de m’associer à vous dans votre quête de cadeau ! Mon livre publié dans la collection « Histoires du Soir pour Business(wo)men débordés » traite d’un sujet universel que tout le monde pratique quotidiennement – souvent sans le savoir – « La négociation » !  Et selon vos indications je peux personnaliser ce livre avec une belle dédicace qui le rend unique pour son destinataire.

Comment procéder ? Facile ! Un petit mail de votre part à gundulawelti@aol.com pour voir les modalités et nous remplissons la hotte du père Noël ensemble !

Ho – ho -ho !

Le foie gras de Georges

Mon beau-père ayant été un chef étoilé, m’a finalement dévoilé le secret d’une de ses recettes de foie gras. Vous êtes beaucoup à me l’avoir demandé et en dépit de la longueur de la préparation, il s’agit d’une recette « inratable » ce qui définit tout ce que je publie.

Faire du foie gras en terrine ne requiert pas beaucoup de temps en cuisine, mais beaucoup de patience. Je vous explique. Vous achetez un lobe de foie gras de canard ou d’oie, entier et pas assaisonné. Il fait environ 500 grammes.  Vous le sortez de son emballage et vous le cassez en deux. Vous verrez qu’à l’intérieur vous allez tomber sur des nerfs. Vous les enlevez avec un sopalin à la main. Ce n’est pas beau à faire, mais cela n’a rien de sorcier. Une fois tous les nerfs retirés, vous vous retrouvez avec une planche remplie de morceau de foie de la taille d’un pouce. Mettez ces morceaux bien à plat. Vous allez l’assaisonner maintenant.

Pour 500 grammes de foie gras, on compte 7 grammes de fleur de sel – pas plus. Vous saupoudrez. Vous râpez un peu de noix de muscade au-dessus du foie et vous poivrez légèrement. Vous vous munissez de votre meilleur Porto ainsi que votre meilleur Cognac (je parle XO évidemment pas le plus cher !), vous mettez votre pouce sur l’ouverture et arrosez chaque morceau de 2/3 gouttes de chaque alcool – pas plus ! C’est tout. Votre foie est assaisonné.

Vous prenez un grand sac de congélation et vous glissez tout dedans en récupérant bien tout ce qui est tombé sur la planche. Vous fermez le sac (avec le moins d’air possible) et laissez sur le comptoir pendant 12 à 24 heures (en hiver, en été il faudra le mettre dans un endroit frais, par exemple à la cave). Si vous avez la possibilité de le mettre sous vide c’est encore mieux. (O.K. les veilles sanitaires seraient horripilées, mais le chef vous explique que la viande doit macérer et s’imprégner de tous les saveurs à température ambiante !).

Le lendemain vous préparez une casserole avec de l’eau à 48°C. Vous y plongez votre sac pour pocher votre foie gras pendant 30 minutes. Si vous n’avez pas de thermomètre, vous plongez la main dans l’eau. Si vous supportez la température, votre foie gras est à bonne température. Il ne faut surtout pas que toute la graisse que les gaveurs ont mise DANS le foie s’échappe à nouveau pour surnager ! Au bout de 30 minutes vous versez le contenu de votre sac dans la terrine et tassez avec le dos d’une cuillère pour chasser les bulles d’air. Vous mettez dans le frigo pendant au moins 8 heures avant dégustation. Le mieux c’est de le laisser se reposer quelques jours, patience !

Si vous voulez donner un aspect encore plus pro et une aide à la conservation, vous achetez de la graisse de canard ou d’oie que vous faites fondre dans une casserole et vous versez une couche de 3 mm sur votre terrine une fois que le foie gras a « durci ».

Vous m’en donnerez de vos nouvelles. Bonnes fêtes !