Archives mensuelles : janvier 2012

Autrement

L’homo civilisatus, c’est-à-dire vous et moi, vit avec ses habitudes. C’est  John Dryden qui en a fait un résumé intéressant :  « Nous façonnons d’abord nos habitudes, puis nos habitudes nous façonnent.  »


Quand je regarde autour de moi, je remarque à quel point j’enchaine les mêmes gestes, les mêmes habitudes, chaque jour sans les mettre en cause, sans les améliorer ou les questionner. Je m’asseye  toujours sur le même siège pour dîner, je me  gare toujours au même endroit, je pose mes affaires toujours sur la même étagère, etc.


Dès que nous faisons les choses – de façon exprès ou pas – autrement, nous remarquons que nous sommes stimulés par ce nouvel angle. Lors d’un dîner avec des amis je ne suis pas assise au même endroit que d’habitude et je vois une grosse toile d’araignée dans le lampadaire que je ne pouvais pas voir de ma place habituelle… j’allume une bougie à un endroit où je n’en avais jamais posé et sa douce lumière me rappelle la beauté du cadre qui est posé juste au-dessus… le matin, au lieu d’écouter ma chaîne radio habituelle, je change et me fais surprendre par une musique qui me rappelle un événement particulièrement heureux !


Alors c’est quoi ce « stimulus » ? Selon le dictionnaire il désigne tout ce qui provoque une excitation allant d’un son, à un stimulus visuel, une source chaleur, la sensation de gravité, un événement, une odeur, etc.

Alors  qu’est-ce qui vous stimule ? – ce week-end à cheval dont vous rêviez depuis des mois ou des années et qui vous fait déborder d’énergie et d’anecdotes à raconter ? – ce repas au restaurant avec des êtres chers qui a excité vos papilles ? – ce changement de travail qui stimule à nouveau votre créativité et votre enthousiasme par des gestes que vous n’aviez plus qu’exécuté « par habitude » ?


Si les trois mots suivants vous font défaut dans votre vie quotidienne :

Stimulus – Excitation – Créativité

…il est grand temps de les provoquer.


Je ne dis pas que c’est facile, mais maintenant que je vous en ai parlé, c’est comme si j’avais allumé la lumière dans la cave, vous aurez vu ce qu’il y avait. Même si j’éteins à nouveau, vous ne pouvez plus revenir en arrière – vous ne pouvez plus dire que tout était noir, que vous n’avez rien vu ! Alors retroussez vos manches et faites comme Mark Twain vous suggère : « On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.  »


- allez-hop, c’est parti, engagez-vous sur la première marche !

Les tomates provençales

Des tomates, de l’ail, du vieux pain, du persil (frais ou séché), du sel et de l’huile d’olives sont les ingrédients de cet accompagnement aussi inratable que délicieux !

Vous coupez vos tomates « à la ceinture » en deux moitiés égales et en retirez  le pédoncule avec un couteau pointu. Vous disposez les moitiés face coupée vers le haut dans un plat allant au four et préchauffez celui-ci à 200 degrés. Salez la surface des tomates. Maintenant, préparez la garniture dans un bol :

Pour la garniture j’utilise du vieux pain (blanc, complet, aux graines – tout sauf du sucré – tant qu’il est sec) que j’écrase  en miettes dans un torchon avec un marteau :-).  Pour 6 tomates il faut compter environ une demi-baguette. A cette chapelure on ajouter un bouquet de persil et 3 gousses d’ail hachés ainsi qu’une cuillère à café bombée de gros sel. Un peu de poivre et hop – votre garniture est prête !

Vous avez le choix de mettre l’huile d’olives dans la garniture ce qui a l’avantage que vous pouvez disposer des « tas » de garniture sur les tomates sans qu’elle tombe à côté. Or, elle vous reste collée aux mains par la même occasion ! Personnellement je la dispose très largement sur les tomates, arrose abondamment avec de l’huile d’olives. Et ce qui tombe entre les tomates est délicieusement grillé à la fin de la cuisson et fait le bonheur de la famille !

Vous enfournez entre 20 et 30 minutes selon la taille de vos tomates  – et votre viande se retrouve sur l’assiette avec un compagnon plein de couleur et de saveurs !

Bon appétit.

Observation ou jugement

Je rentre à la maison et au lieu de dire bonjour aux enfants, je lance un tonitruant : « c’est quoi ce BAZAR dans l’entrée ?! » – Est-ce que mes enfants ont envie d’expliquer pourquoi cet amas de vêtements se trouve dans l’entrée ou est-ce qu’ils ont envie de passer directement à la contre-attaque ? – Vous l’aurez deviné. Nous nous engageons dans une spirale infernale.

En revanche, si en rentrant, je lance un « il y a 2 jeans, 2 paires de baskets et 2 manteaux par terre en bas de l’escalier ! » – Là ils ont la possibilité de répondre et de s’expliquer. Ils peuvent répondre : « Désolés maman, nous sommes rentrés sous la pluie battante, nous ne voulions pas monter nos vêtement mouillés dans les chambres, on a cru bien faire en les laissant en bas. Nous avons tous les deux filé prendre une douche bien chaude pour ne pas attraper froid – et nous avons oublié nos affaires en bas ! »

Quand vous jugez l’autre partie, elle n’a pas d’autre issue que de se défendre. Et vous voilà engagés dans un bras de fer ou vous passez d’accusation en accusation et où le ton monte inévitablement.

Observer n’est pas facile. Car moi-même, je pensais que dire « c’est le bazar dans l’entrée » était une simple observation. Car selon mon système de valeur c’est le cas. Or, c’est un jugement de ma part. Une observation aurait été de dire : « il y a 2 jeans, 2 paires de baskets et 2 manteaux par terre ». Dans mon monde à moi, ceci représente du bazar. C’est mon jugement très personnel du bazar. Mes enfants (et ils ne sont pas les seuls) ne jugeraient peut-être pas ceci comme du bazar, mais tout au plus comme un léger désordre ! Et c’est pourquoi ils vont se sentir agressés par mon jugement et passer à la contre-attaque.

La différence entre observer et juger est souvent très subtile, voire difficilement perceptible. Et vous aurez besoin d’un entrainement certain pour arrêter de juger et commencer à observer de façon neutre.
Observer est neutre. C’est ce que le viseur de votre caméra peut voir. C’est mesurable et concret. Et l’observation sera la même pour tous les gens qui regardent la scène, peu importe leur opinion personnelle.
Savoir reconnaître la différence entre observer et juger est fondamental dans toute communication. Même si je ne suis pas satisfaite de ce que je vois, si je ne fais que partager mes observations sans critère de jugement, je donne la possibilité à l’autre partie d’expliquer sans se sentir agressée.

Prenez le temps d’écouter vos propres paroles. Quand vous vous adressez à quelqu’un, faites-vous part d’une observation auquel cas il peut s’expliquer en toute tranquillité ou jugez-vous la situation ?

A méditer – Recette à appliquer au bureau, à la maison, avec les adultes et les enfants ! Bonne communication !

(Article basé sur les travaux de Thomas d’Ansembourg sur « La Communication NonViolente »  ou CNV)

Ma Tarte Tatin

Ceux qui sont fan de cette douceur sucrée apprécient la facilité de sa fabrication. Personnellement, je travaille avec un moule spécial allant sur le feu, dans le four et qui est doté d’un revêtement  teflon à l’intérieur. En revanche, n’importe quel moule allant sur le feu fera l’affaire.

La beauté de cette recette est dans le fait que vous ne salissez que ce moule et rien d’autre !

Et le secret de cette recette est dans le choix de la pomme : La canada – non-négociable !

Vous mettez 100 grammes de beurre avec 250 grammes de sucre dans votre moule. Vous posez tout sur le feu et vous touillez jusqu’à ce que vous obteniez un caramel couleur cognac.

Pendant ce temps vous épluchez environ 1,3 kg de pommes et vous les coupez en quarts pour en ôter les pépins. Quand votre caramel est couleur cognac vous déposez vos pommes dans le moule. La quantité de pommes représente deux étages – en quinconce. Le premier étage est posé avec l’extérieur de la pomme vers le bas.

Pendant ce temps vous préchauffez le four à 250°C.

Vous laissez votre moule sur le feu pendant 20 à 25 minutes, tout en laissant bouillir le caramel et les pommes, car vos pommes caramélisent. Au bout des 25 minutes vous posez votre pate  (brisée ou feuilletée, au choix) qui couvriront les pommes.

Vous enfournez  votre tarte pendant 15 minutes maximum à 250°C. Vous la sortez et vous la laissez reposer 25 minutes minimum. Vous démoulez votre tarte refroidie (décollez les bords avec un couteau avant de la retourner)  sur votre plat de présentation.

Vous servez avec de la crème fraîche ou de la glace vanille – un délice inratable !