Archives mensuelles : février 2014

Faire plaisir

 

panier petit déjeuner lightLa semaine dernière ma voiture s’était changée en galère. Emprunter une voiture, même à un proche, est toujours délicat. A mon grand soulagement un couple d’amis n’a pas hésité à m’aider.

 

 

Comment les remercier ? Remettre de l’essence ? – trop facile !  Des fleurs ? – elle travaille chez un fleuriste !  Du vin – c’est le cadeau qu’on se fait à chaque rencontre !

 

 

Au réveil, j’ai eu mon flash. J’ai pressé des oranges, ensuite, je suis allée à la boulangerie acheter des croissants, des pains au chocolat, une brioche et une baguette. J’ai ajouté une confiture faite maison et mis le tout dans un panier – genre chaperon rouge – que j’ai déposé sur leur palier. 

 

 

En m’éloignant, j’ai composé un SMS pour les prévenir que le petit déjeuner était servi !

 

 

Ce qui est incroyable dans cette histoire, c’est que j’ai fait tout cela pour les remercier mais franchement, j’étais tellement contente de mon idée que j’en étais guillerette toute la journée. Assurément, l’altruisme dénué de tout intérêt personnel ne marche pas pour moi :-)

 

 

Cette expérience m’a donné une idée :  laissez un commentaire sur cet article pour raconter votre plus grand plaisir d’avoir fait plaisir !

 

 

La peur originelle

 

peur30% des américains souffrent d’arachnophobie, 68% de thanatophobie et tenez-vous bien, 75% de glossophobie !

 

La mort fait plus peur que les araignées mais effraie moins que prendre la parole en public ! Dingue non ?! Toutes ces peurs sont liées à notre peur viscérale du rejet. Une peur qui nous tient depuis que nous avons été expulsés du ventre bien chaud de notre mère.

 

C’est cette même peur qui nous ralentit sur le chemin de la prospection commerciale. Que de rejets à craindre !

 

Face à cette peur comme face à bien d’autres, on peut se raisonner et relativiser mais la peur reste là, tapie dans l’ombre.

 

On peut aussi apprendre à se faire acheter au lieu de se vendre. Cela permet de désactiver complètement la peur. C’est cette méthode que je préfère.

 

Observez-vous. Combien de fois êtes-vous ralenti dans votre action par la peur d’être rejeté ? Quelle stratégie pourriez-vous mettre en place pour donner envie à l’autre de venir vers vous ?

 

Le prix de l’apprentissage

 

Je suis dans le RER.Tickets

 

« Tickets s’il vous plaît »

 

Je tends mon ticket avec le sourire de l’innocence. 

 

Le contrôleur me demande le justificatif du tarif réduit – ?!? 

 

Je lui réponds que j’ai acheté un carnet de 10.

 

Erreur, mon ticket indique « Tarif réduit » : il aurait fallu que je sois enfant ou étudiant. 

 

Le contrôleur me présente alors un terminal de Carte Bleue pour payer une amande de 33 euros ainsi qu’un procès verbal à garder en souvenir. Je n’avais aucun moyen de prouver que j’avais demandé un carnet de 10 ‘normal’ et qu’on m’avait vendu des tarifs réduits. 

 

J’étais vexée et humiliée, au bord des larmes. Je n’avais rien fait d’illégal et je payais l’erreur du guichetier ! Je fulminais pendant une demi-heure et une fois les émotions fortes passées, je me suis dit que j’avais perdu l’habitude de payer pour mes apprentissage. 

 

On paie en tombant pour apprendre à marcher, on paie en travaillant et en recevant  des notes parfois mauvaises pour apprendre à l’école, on paie en courbatures pour apprendre un nouveau sport . 

 

J’ai payé 33 euros pour apprendre à vérifier les billets qu’on me donne au lieu de les empocher machinalement. Finalement, mon expérience n’est pas un échec, ni une humiliation, mais le prix de mon apprentissage. Et j’avais tout simplement oublié qu’apprendre pouvait être désagréable. 

 

Si vous vivez des expériences douloureuses, pouvez-vous aussi les considérer comme le prix de votre apprentissage ?

 

 

Partager le bonheur

 

yes happyLa semaine dernière j’ai reçu l’appel d’un important client potentiel qui me confirmait que j’avais été retenue pour une grosse mission. L’enjeu était important et cet appel était une délivrance ainsi qu’un grand bonheur ! A peine raccroché, je dansais et chantais dans le couloir en enchaînant les « yes » « yes » « yes » le visage fendu d’un sourire d’une oreille à l’autre.

 

 

30 minutes plus tard, je ne pus m’empêcher d’envoyer un mail à mon client pour lui dire que je dansais et chantais toujours. Il me rappela le lendemain pour me dire que mon bonheur avait été tellement palpable et mon enthousiasme tellement contagieux qu’il en avait pleinement ressenti les effets.

 

 

Partager son bonheur n’est pas monnaie courante et souvent il faut un événement extraordinaire pour qu’on y pense. Annoncer une grossesse par exemple est formidable et chacun se réjouit. Le bonheur est magique; à chaque fois qu’on le partage, il grandit.

 

 

Et si nous partagions tous nos bonheurs quotidiens pour en faire une épidémie ?