Ce que je vois

 

 

Dans le RER j’observe une maman, son fils de 3 ans sur les genoux. Elle l’occupe, elle explique, elle est patiente, elle le fait rire et le gamin est adorable.

 

 

Pendant un arrêt à une station, il interpelle sa maman : « c’est quoi ça ? » en pointant vers la vitre. Elle essaie de deviner ce qu’il voit : « une maison ? » – « non !», « un panneau ? » – « noon !», « un abri pour voyageurs ? » – « nooon !» Le gamin s’impatiente. Elle lui demande de quoi il parle ? Il répond vivement « ça ! ce que je vois-là ! » – Nous avons tous souri. Son petit doigt montrait la vitre : « là, sur la vitre ! » – « Ahhhhhh ». Il y avait un graffiti sur la vitre. C’était cela qu’il montrait !

 

 

L’incompréhension entre la mère et l’enfant ressemble bien à ce qui se passe souvent entre adultes. Il nous est difficile de « voir » ce que voient les autres et des malentendus, dialogues de sourds et autres querelles en découlent. Et si nous prenions le temps d’expliquer à l’autre ce que nous voulons vraiment dire et pourquoi ? Et si nous posions des questions pour avoir l’histoire complète avant de donner une réponse hâtive?

 

 

Il faut souvent prendre le temps de poser des questions pour se comprendre plus vite. Nos interlocuteurs se sentent mieux écoutés et nous pouvons leur donner des réponses plus pertinentes. 

 

 

Et vous ? Prenez-vous le temps d’être curieux ?