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Ma poche gauche

 

 

Mon mari et moi allons au marché ensemble où nous partageons le plaisir de choisir nos produits et celui de les porter. Or aujourd’hui j’y suis seule.

 

 

Les bras chargés d’un grand cageot plein de marchandises, je me traîne vers ma voiture. Je vais devoir poser mon paquet encombrant par terre pour extirper la clé de ma poche – sans parler de la galère de re-soulever le cageot pour le déposer dans le coffre.

 

 

Arrivée à proximité de ma voiture un homme sort de la sienne.

 

 

« Excusez-moi monsieur, est-ce que je peux vous faire une demande un peu saugrenue ?!? – pourriez vous prendre les clés dans la poche gauche de mon manteau pour m’ouvrir le coffre svp ? » Il est aussi surpris que je suis gênée mais mon sourire suppliant et ma hanche gauche tendue vers lui le décident à venir à mon secours.

 

 

Je me confonds en mercis, heureuse d’avoir écourté mon supplice si facilement. L’homme part avec le sourire se disant (probablement) que c’était une BA facile.

 

 

Une question + un clic = deux sourires. Et si demander de l’aide rendait service aux deux ?

 

 

Vous aussi vous avez posé une question osée ? – Partagez votre histoire

 

!

Le porte-bonheur

 

 

Un couple d’amis prend le métro. Madame se fait bousculer par une jeune femme. Installée juste en face, ils se rendent compte qu’elle est en panique, au bord des larmes. 

 

 

Au lieu de la juger pour la bousculade,  ils lui demandent si tout va bien ? – Il s’avère qu’elle est en chemin pour ses partiels et que les aléas des transports la mettront certainement en retard.

 

 

Monsieur lui assure qu’aujourd’hui est son jour de chance ! « Mon épouse et moi agissons comme  des porte-bonheurs, le croisement entre un fer à cheval et un trèfle à quatre feuilles. Le simple fait de nous avoir rencontrés vous aidera pour la suite ! »

 

 

La jeune femme se calme, reprend son souffle et esquisse un sourire. Elle part vers son examen, confiante – grâce à mes amis. Son état d’esprit est à la hauteur de l’enjeu. 

 

 

Nous avons tous besoin de personnes qui croient en nous et nous soutiennent. Entourez-vous de ces porte-bonheurs et pourquoi pas, devenez-en un pour vos proches !

 

 

Conseil de maman Keller

 

Lever de soleil PlascassierUn ami me raconta que quand il était petit, sa maman le réveillait chaque matin en lui rappelant : « Tu n’as pas le droit de te lever sans te dire qu’aujourd’hui sera une bonne journée !».  

 

Imaginez la portée de cette injonction sur un enfant. Lui apprendre dès son plus jeune âge que toutes les journées sont bonnes, quelles qu’elles soient ! Même celles que nous appréhendons peuvent finalement être de « bonnes » journées. Elles nous apportent un enseignement, une expérience, de la sagesse ou encore nous apprennent la patience.

 

Nous ne sommes pas en guerre, nous mangeons à notre faim, nous avons l’éducation et un pays magnifique… : de quoi nous dire qu’une journée est bonne dès le réveil.

 

Et si vous démarriez votre semaine en suivant le conseil de maman Keller ?

 

 

 

Pourquoi ?

C’est Etienne Pluvinage qui m’a une fois de plus inspirée pour la dernière newsletter de l’année 2012. C’est en lisant le dernier billet sur son site que j’ai eu l’idée de vous parler de la question magique « pourquoi » :

 

« Les jeunes enfants apprennent 100 choses par jour avec une seule question: pourquoi ?
Les parents et les éducateurs ont tendance à faire taire les « pourquoi » parce qu’ils n’ont pas la réponse ou le temps d’y réfléchir. Ils apprennent à leurs enfants à ne plus questionner, à ne plus apprendre.

 

Je me pose régulièrement la question probablement la plus importante : « pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ? ». Elle me permet de redécouvrir ce qui me motive et me fait avancer même quand les temps sont durs. Je retrouve ma raison d’être et j’y puise la force et le plaisir de réussir. »

 

Je trouve une fin d’année particulièrement propice non pas pour les bonnes résolutions, car si celles-ci ne sont pas basées sur notre « raison d’être » comme dit si joliment Etienne, elles ne servent à rien, car elles seront écartées à la première occasion.

 

Et si vous vous preniez le temps avant la fin de 2012 de réfléchir à ce qui vous sort du lit le matin ?  Ce qui vous fait « vibrer » ? Ou plus simplement pourquoi vous faites ce que vous faites ? A quel besoin correspondent vos activités, votre emploi du temps ?

 

En prenant ce temps pour vous, de faire cette introspective, vous êtes certains de trouver ce qui vous motivera l’année prochaine. Par la même occasion vos résolutions pour 2013 sont toutes écrites !

 

Bonne réflexion et excellentes fêtes de fin d’année.

 

Idée cadeau pour Business(wo)men débordés

Les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas et avec elles l’envie de trouver pour chacun de ses proches un cadeau qui lui fait plaisir.

Vos proches, eux aussi pour la plupart Business(wo)men débordés, n’ont probablement pas besoin d’attendre la venue du père Noël pour se faire plaisir eux-mêmes. Et pour vous il n’est pas aisé de trouver une chose à laquelle ils n’auraient pas déjà pensé, voire acheté.

Personnellement, j’adore quand on m’offre un livre qui est muni d’une jolie dédicace. Je sais que la personne a choisi le thème par rapport à mon goût et y a ajouté quelques mots touchants afin de rendre ce cadeau unique.

Cela m’a donné l’idée de  vous proposer de m’associer à vous dans votre quête de cadeau ! Mon livre publié dans la collection « Histoires du Soir pour Business(wo)men débordés » traite d’un sujet universel que tout le monde pratique quotidiennement – souvent sans le savoir – « La négociation » !  Et selon vos indications je peux personnaliser ce livre avec une belle dédicace qui le rend unique pour son destinataire.

Comment procéder ? Facile ! Un petit mail de votre part à gundulawelti@aol.com pour voir les modalités et nous remplissons la hotte du père Noël ensemble !

Ho – ho -ho !

Le foie gras de Georges

Mon beau-père ayant été un chef étoilé, m’a finalement dévoilé le secret d’une de ses recettes de foie gras. Vous êtes beaucoup à me l’avoir demandé et en dépit de la longueur de la préparation, il s’agit d’une recette « inratable » ce qui définit tout ce que je publie.

Faire du foie gras en terrine ne requiert pas beaucoup de temps en cuisine, mais beaucoup de patience. Je vous explique. Vous achetez un lobe de foie gras de canard ou d’oie, entier et pas assaisonné. Il fait environ 500 grammes.  Vous le sortez de son emballage et vous le cassez en deux. Vous verrez qu’à l’intérieur vous allez tomber sur des nerfs. Vous les enlevez avec un sopalin à la main. Ce n’est pas beau à faire, mais cela n’a rien de sorcier. Une fois tous les nerfs retirés, vous vous retrouvez avec une planche remplie de morceau de foie de la taille d’un pouce. Mettez ces morceaux bien à plat. Vous allez l’assaisonner maintenant.

Pour 500 grammes de foie gras, on compte 7 grammes de fleur de sel – pas plus. Vous saupoudrez. Vous râpez un peu de noix de muscade au-dessus du foie et vous poivrez légèrement. Vous vous munissez de votre meilleur Porto ainsi que votre meilleur Cognac (je parle XO évidemment pas le plus cher !), vous mettez votre pouce sur l’ouverture et arrosez chaque morceau de 2/3 gouttes de chaque alcool – pas plus ! C’est tout. Votre foie est assaisonné.

Vous prenez un grand sac de congélation et vous glissez tout dedans en récupérant bien tout ce qui est tombé sur la planche. Vous fermez le sac (avec le moins d’air possible) et laissez sur le comptoir pendant 12 à 24 heures (en hiver, en été il faudra le mettre dans un endroit frais, par exemple à la cave). Si vous avez la possibilité de le mettre sous vide c’est encore mieux. (O.K. les veilles sanitaires seraient horripilées, mais le chef vous explique que la viande doit macérer et s’imprégner de tous les saveurs à température ambiante !).

Le lendemain vous préparez une casserole avec de l’eau à 48°C. Vous y plongez votre sac pour pocher votre foie gras pendant 30 minutes. Si vous n’avez pas de thermomètre, vous plongez la main dans l’eau. Si vous supportez la température, votre foie gras est à bonne température. Il ne faut surtout pas que toute la graisse que les gaveurs ont mise DANS le foie s’échappe à nouveau pour surnager ! Au bout de 30 minutes vous versez le contenu de votre sac dans la terrine et tassez avec le dos d’une cuillère pour chasser les bulles d’air. Vous mettez dans le frigo pendant au moins 8 heures avant dégustation. Le mieux c’est de le laisser se reposer quelques jours, patience !

Si vous voulez donner un aspect encore plus pro et une aide à la conservation, vous achetez de la graisse de canard ou d’oie que vous faites fondre dans une casserole et vous versez une couche de 3 mm sur votre terrine une fois que le foie gras a « durci ».

Vous m’en donnerez de vos nouvelles. Bonnes fêtes !

Une histoire de Noël

Voici une histoire qui m’est arrivée aujourd’hui et qui, je trouve, illustre bien ces quelques jours avant Noël quand il fait gris et triste dehors. La belle neige blanche qui n’est plus que bouillie, le soleil qui peine à percer et les journées qui s’enchaînent «  de crépuscule à  crépuscule » sans passer par la case ‘jour’.

Tous les weekends, Wolfgang et moi faisons un footing d’une petite heure afin de garder nos corps en forme et afin d’éviter qu’à force de profiter de la vie on ne ressemble à une bouteille d’Orangina. Nous faisons toujours le même chemin menant de Bussy – en passant par Chanteloup – au  bois de Chigny. Quasi systématiquement, nous rencontrons sur notre chemin un homme d’environ notre âge en chaise roulante. Il est vraiment très handicapé et aucun membre ne semble lui obéir. Il fait avancer son fauteuil électrique avec un bouton en dessous de son menton.

Nous avons pris l’habitude de lui lancer un « BONJOUR » bien sonore en le croisant. Il répond par un grognement. Nous avons l’impression qu’il nous reconnaît et qu’il nous regarde bien quand nous arrivons vers lui au pas de course.

Aujourd’hui, Wolfgang étant occupé ailleurs, j’ai bravé seule le mauvais temps et le sol glissant. J’ai calé mes écouteurs dans mes oreilles et je me suis fait plaisir en me réchauffant sous l’effort de la course.

Quand j’étais environ à mi-chemin, j’ai vu l’homme à la chaise roulante de loin. Il glissait sur la neige et les traces qu’il laissait derrière lui prouvaient bien qu’il avait eu du mal à garder le cap. J’ai couru dans sa direction en lui faisant, comme à mon habitude, un grand sourire. Et là, je m’aperçois qu’il avait arrêté sa chaise et qu’il m’attendait !  Je me suis donc arrêtée et je lui ai lancé mon « BONJOUR » accompagné par tout un flot de mots : « ça glisse aujourd’hui, n’est-ce pas ? – J’ai failli tomber à plusieurs reprises – vous en avez du courage de sortir avec ce mauvais temps – vous n’avez pas froid ? » A quoi, il me répond « Un peu » !!!!  J’en étais émerveillée. Depuis tous ces mois, nous pensions qu’il pouvait seulement s’exprimer en onomatopées.

Alors, j’ai posé la main sur son épaule, je l’ai regardé dans les yeux – avec lesquels il me fixait intensément- et je lui ai demandé : « Vous allez au centre-ville de Bussy ? » Il a pris un long moment à remuer sa mâchoire, sa langue, sa tête avant de sortir maladroitement un : « Oui, à Bussy ». Il était difficile à comprendre, mais il avait l’air tellement heureux que quelqu’un lui ait adressé la parole. Alors j’ai continué à lui parler en y mettant tout mon cœur. J’ai essayé de faire des phrases et des questions auxquelles il pouvait répondre par un simple  « oui » ou « non » pour lui faciliter la tâche. Nous sommes restés quelques petites minutes comme ça en train d’échanger entre tétraplégique et joggeuse. Jusqu’à ce que le froid ait raison de moi et que je lui souhaite une excellente journée.

En partant, j’avais une grosse boule dans la gorge car je savais que ces 3 minutes étaient pour moi les plus précieuses de la journée, de la semaine, du mois, de l’année. Cet homme avait l’air tellement heureux que quelqu’un se soit arrêté et lui ait adressé la parole au lieu d’être repoussé par son handicap. Au fond de moi, je savais que j’avais fait une différence dans la vie de cet homme au moins pour 3 minutes.

A 12 jours de Noël, symbole de fête et d’amour, j’ai eu envie de changer le contenu de ma newsletter (la négociation peut attendre!), les recettes aussi, pour vous inviter à faire une différence pour quelqu’un. Après tout, c’est aussi cela l’esprit de Noël.

Joyeuses fêtes à tous !