Le marteau

 

 

Je mets souvent en garde les participants de mes cours: « ne négociez pas seul dans votre tête, vérifiez ce que pense votre client ».

 

 

Un jour, une participante a raconté le sketch suivant:

 

MarteauUn jeune homme aménage dans un immeuble et croise son futur voisin de palier. Il monte ses cartons, met en place ses meubles et se rend compte qu’il ne peut pas suspendre ses cadres n’ayant pas retrouvé son marteau.

 

Il pense à son voisin et se souvient de son regard sombre. Il se dit que celui-ci doit être déplaisant… probablement l’enquiquineur de l’immeuble… un retraité qui n’a rien d’autre à faire que d’espionner ses voisins… un homme seul, probablement délaissé par sa propre famille… du genre à frapper contre le mur si la musique est trop forte et à envoyer un mot au syndic pour se plaindre des odeurs de cuisine.

 

Enervé à l’idée de devoir supporter ce rustre, il va frapper à sa porte. Quand le voisin entrouvre la porte, le jeune homme lui aboie : « vous savez ce que vous pouvez en faire de votre foutu marteau ? »

 

Voilà ce qui arrive lorsqu’on échafaude seul toute une histoire, à partir d’une bribe d’information.

 

Ça vous rappelle quelque chose ?

 

 

Temps morts

 

 

Paris – Londres – New York – Singapour. Une pub pour une marque de cosmétique? Non. Mon itinéraire du mois de juillet. Excitant? Oui. Et très fatiguant.

presséJ’ai l’impression de passer ma vie dans les aéroports.

 

Avant, je m’efforçais de réduire les temps d’attente. Mon programme était surchargé et je courais sans cesse pour être à l’heure. Aucune marge. Stressée. Le regard rivé sur la montre.

 

Ça, c’était avant. Et puis, je me suis rendu compte qu’arriver deux heures plus tôt à la maison ne changeait pas vraiment ma journée. En revanche, la crainte de rater un avion me mettait dans un état d’anxiété insupportable.

 

Des choses à faire, j’en ai plein. Des temps morts aussi. Envie de lire un livre, mais pas le temps ? – Avion. Écrire un article pour le blog ? – Salle d’embarquement. Fermer les yeux pour méditer ? – Taxi.

 

Nous sommes très mobiles avec nos smartphones, liseuses et autres tablettes. Il suffit de repérer tous nos temps morts pour les utiliser. Mes  temps morts sont devenus des opportunités de faire ce qui figure sur ma liste d’actions à faire.

 

Et vous ? Subissez-vous vos temps morts ou y voyez-vous des opportunités ?

 

 

Anne Claire

 

 

Anne-Claire est belle. Une tignasse bouclée tombe en cascade sur son dos, un corps parfait et un sourire irrésistible! Un mastère en communication, un travail dans l’événementiel et une carrière à l’étranger toute tracée.

 

Anne Claire HairSauf qu’Anne-Claire a besoin d’autre chose. Elle s’engage dans des ONG et part pendant des années dans des pays en guerre comme le Darfour.

 

Comment  concilier sa vie de femme qui a envie de se marier, fonder une famille et aider l’humanité ?

 

Elle rentre en France, devient professeur de langues au lycée et s’engage dans la Croix Rouge où elle s’occupe des sans-abris ou encore donne des cours de premiers secours. Programme chargé.

 

J’admire les convictions d’Anne-Claire. Elle est source d’inspiration pour beaucoup et je le lui dis.

 

Vous avez un prof, une amie, un oncle, une collègue inspirants ? Envoyez-leur un message et dites leur qu’ils vous inspirent. Vous allez leur donnez de l’énergie pour toute l’année !

 

Pour ma part je dis « Bravo Anne-Claire, à travers ce que tu fais tu rends le monde meilleur ! »

 

 

Le mariage

 

Il y a vingt ans, c’était la période des mariages. Pour nous et pour nos amis. Aujourd’hui,  nous sommes dans la période où certains de nos amis se quittent, divorcent. Et cela nous fait mal au cœur.

 

 

alliancesVu de l’extérieur nous avons toujours l’impression que tout va bien. En discutant respectivement avec une copine et un copain de différents couples, je recueille les mêmes informations : nous n’étions plus que des colocataires. Nous ne faisions plus rien ensemble à part élever les enfants. Je ne me sentais plus désiré. L’autre ne me semblait plus désirable.

 

 

Ce recueil m’a fait penser à mon ami Simon T. Bailey qui raconte lors de ses conférences que sa femme Renée lui rappelle régulièrement la règle suivante : « Ce que tu as fait pour me conquérir, tu dois continuer à le faire pour me garder ! »  – Un peu extrême ? Peut-être. Mais un remède efficace contre la routine !

 

 

Chez eux pas de « allons vite fait manger un truc sur le pouce », mais « nous réservons dans quel restaurant ce soir ?» Pas de « pas la peine de me laver les cheveux ce soir », mais «  donne-moi 30 minutes, je vais me faire belle pour sortir » !

 

 

La routine et  se connaître sous tous les angles nous fait oublier que l’être cher a besoin de sentir aimé et désiré. Une petite sortie surprise. Un dîner aux chandelles. Son gâteau favori, même si ce n’est pas son anniversaire. Tant de façon de se dire : « Je t’aime ».

 

 

Vous lui dites comment ?

 

 

Petites formules

 

 

bulle de paroleIl y a environ 20 ans mon mari m’invite dans un très très chic restaurant pour mon anniversaire. L’ayant décidé à la dernière minute, nous nous y présentons en expliquant que nous n’avons pas de réservation. Le maître d’hôtel nous répond avec bienveillance : « Madame, monsieur, nous vous attendions ! ».

 

 

20 ans plus tard nous en parlons encore.

 

 

Ces petites phrases qui font tant plaisir ne coûtent rien et pourtant, elles valent de l’or.
Quand nous demandons à notre ami Gérard s’il reste un peu de glace ou un verre de rouge, il répond systématiquement: « j’allais vous le proposer ». Il ne nous donne jamais l’impression d’abuser, bien au contraire.

 

 

Quand j’entends une formule qui me plaît, je l’adopte pour, à mon tour, semer des sourires autour de moi.

 

 

Quelles sont les formules qui vous font du bien ?
Partagez votre formule favorite ci-dessous.

 

 

New York

 

 

Brooklyn BridgeDès que je mets un pied à New York je suis captivée. Dès la première seconde tant de choses m’assaillent : des centaines de taxis jaunes qui slaloment à toute vitesse entre d’énormes nids de poule, les vendeurs de hot-dog à chaque coin de rue, le ballet permanent des camions qui livrent à chaque heure du jour et de la nuit, l’incessant bruit de fond des sirènes des pompiers, ambulanciers et policiers, les publicités criardes, les buildings à se dévisser le cou, un Subway bruyant et malodorant. New York est vivant. New York me fascine.

 

 

Moi j’adore mais d’autres détestent. Pourquoi ?

 

 

Connaître leur point de vue m’intrigue. Comment peut-on avoir des goûts si différents ? Ça m’intéresse énormément. Je cherche à comprendre et quoi qu’il arrive, je suis d’accord pour que nous ne soyons pas d’accord.

 

 

Et vous ? Savez-vous vous mettre d’accord avec l’autre de ne pas être d’accord, afin de pouvoir passer à autre chose ?

 

 

Kiss it !

 

 

Sur le quai de la gare de Marne la Vallée, j’observe une famille anglaise avec trois enfants. Le plus petit se fait mal en se heurtant contre la grosse valise et chouine.

 

Sa maman lui frotte le bras et le bambin lui tend le coude en exigeant « kiss it mummy, kiss it ! » La maman lui fait 2 bisous bruyants sur son petit coude et le gamin se remet à jouer, content.

 

DemandezCet enfant a tout compris. Quand on veut quelque chose, le plus simple est de le demander ! Combien de personnes espèrent que leurs collègues ou leurs partenaires devinent leurs besoins ? Il est tellement plus simple de dire « j’aimerais bien que tu m’embrasses plus souvent » ou « pourrais-tu mettre tes affaires dans le panier à linge sale » au lieu de s’énerver en le faisant à sa place. Il est aussi plus simple de dire « pourrais-tu me laisser 15 minutes pour décompresser quand je rentre » au lieu répondre aux questions par monosyllabes énervées.

 

Inspirons-nous des enfants. Qu’auriez vous envie de demander à quelqu’un pour obtenir ce que vous voulez vraiment ?

 

 

Sportive

 

 

anneaux olympiquesSportive est probablement le dernier adjectif que je me serais attribuée quand j’étais jeune. Aux sports proposés par l’école j’étais médiocre, au tennis: bonne exécutante et au ski: plutôt peureuse.

 

 

Sincèrement, je ne suis douée pour aucune discipline. Je ne cours pas très vite, je ne danse pas très bien, etc. MAIS, j’aime ce qu’Ernest Hemingway disait :

 

 

« Il n’y a rien de noble à être supérieur à vos semblables. La vrai noblesse est d’être supérieur à celui que vous avez été auparavant ».

 

 

Si je me compare à beaucoup d’autres, je suis médiocre. En revanche, lorsque je me compare à moi-même, c’est différent : Après avoir fait du footing pendant des années, j’ai fini un marathon. Après avoir été salariée, j’ai créé ma boîte. Après avoir rédigé de petits articles, j’ai écrit 3 livres.  Après m’être cachée dans ma douche pour chanter, j’ai participé à mon premier spectacle !

 

 

Qu’est-ce que vous avez fait de mieux aujourd’hui qu’hier ?  – Soyez en fiers !
Et surtout, aidez vos amis à voir et célébrer leurs succès !

 

 

 

Chris

Chris

Chris a 30 ans, pèse 35 kilos, mesure 1m50, a 3 cancers à son actif et une maladie génétique rare. Chris est atypique. Au point de faire mentir toutes les statistiques.

 
A son plus jeune âge les médecins lui annoncent une espérance de vie de 30 ans. Il vient de les fêter et  – excusez l’expression – il pète la forme.

 
Du haut de son 1m50, il n’est pas taillé pour le sport de haut niveau. Or, il fait partie de l’élite internationale d’escalade.

 
Avec tous ses soucis il devrait passer son temps sur le canapé d’un psy. Or, il est le préparateur mental de l’équipe de France d’escalade.

 
Lors de ses conférences Christophe Bichet ne donne pas de solutions miracles et surtout n’appelle pas à la pitié. Avec un sourire espiègle, il invite à une hygiène de vie qui marche pour lui : « Dans la vie on joue avec les cartes qu’on a reçues.  Mais au poker on a le choix de se coucher ou de bluffer pour continuer à jouer. »

 

 

C’est un pari qu’il fait tous les jours. Sa façon de jouer en a bluffé plus d’un !
Et vous ? Comment jouez-vous vos cartes ?

 

 

T’es canon

 

Cet été j’ai retrouvé un vieil ami que je n’avais pas vu depuis 20 ans. La première chose qu’il me dit après une grosse étreinte est « Wow, t’es canon ! » – Je pense que c’est très exagéré et je traduis par « t’es pas mal pour une femme de presque 50 ans ».

 

Mais même si le compliment était exagéré, je ne pouvais pas m’empêcher de me tenir un peu plus droite et de me sentir un peu plus jeune. Je me sentais mieux.

 

InfluenceMême si nous ne sommes pas totalement d’accord avec ce qu’on nous dit, cela produit un effet sur nous. Si votre mari vous dit au petit matin: « Oh là là, t’as l’air fatiguée” – devinez à quoi va ressembler votre journée?

 

Est-ce que vous vous rendez compte de l’influence que vous avez sur les personnes autour de vous ? Vous avez le pouvoir de teinter leurs journée en positif ou en négatif.

 

Alors, comment allez-vous utiliser ce pouvoir aujourd’hui – et pour le reste de votre vie?