Singapour

 

 

contrastes à SingapourD’un côté, un gratte-ciel ultra-moderne. De l’autre un amas de bicoques multicolores. 57 étages en face de 2. Une vision futuriste à droite et à gauche une échoppe sortant tout droit d’un conte des 1001 nuits.

 

Singapour est la ville la plus étonnante que j’ai eu le plaisir de visiter.
Mais ce qui est le plus impressionnant, c’est qu’on passe de Chinatown à Little India en traversant Arab Street. Au sein même de ces rues, les trois cultures sont mélangées. Le temple hindou jouxte une mosquée et au détour d’une rue une église attend les croyants.

 

Singapour, sur ses quelques km2, représente à elle-seule, la paix dans le monde. Tous les ethnies y sont les bienvenues et il y a de la place pour tous.

 

Les cultures se mélangent, se fréquentent et cohabitent sans heurts.
S’ils peuvent le faire, ne le pourrions-nous pas ? Pourquoi ne pas reproduire leur recette dans nos pays, nos villes et nos ruelles ?

 

Pour chacun de nos problèmes, il y a une solution quelque part. Pourquoi s’entêter à réinventer la roue ? Il suffit de dénicher qui l’a trouvée et l’adapter à soi.

 

 

La vague

the ripple effectUn film m’accompagne depuis de nombreuses années. Un garçon de 12 ans reçoit un sujet de devoir pour le moins inhabituel : trouver une solution pour rendre le monde meilleur et la mettre en pratique.

 

Il prend très au sérieux ce devoir et suggère d’aider de façon désintéressée trois personnes qui deviendront ses obligées. Chacune d’entre elles devra passer le relais à trois inconnus qui en feront de même à leur tour.

 

Il ne peut pas changer le monde mais il peut créer une vague qui se perpétuera. Son titre en anglais signifie librement « avancez le paiement » (Pay it forward).

 

J’aime l’idée que ce que nous émettons deviendra une succession de vaguelettes autour de nous, que nous le voulions ou pas.

 
Exemple : je rentre fatiguée du travail, rouspète avec mon enfant à cause d’une chambre mal rangée qui de son côté se bagarre avec son frère qui lui, envoie un ami sur les roses. Ce dernier ne comprend pas ce qui lui arrive et dans sa peine répond à sa mère. Sa mère s’en prend à son père…..

 

A chacun de faire attention à ce qu’il met en mouvement. Et vous ? Quel genre de vagues avez-vous envie de mettre en mouvement dès cette rentrée ?

 

 

Frein à main

 

 

Il en va des préférences automobiles comme de la vie.

 

Il y a ceux qui aiment être en prise directe avec la machine en agissant sur les 3 pédales: le frein, l’accélérateur et l’embrayage.

 

Et puis, il y a ceux qui délèguent le plus gros à une boîte auto et se concentrent sur la route en minimisant le travail des pieds sur les pédales.

 

Frein à mainMais quelle que soit le mode de transmission, toutes les voitures ont un frein à main. On le serre et la voiture ne bouge plus.

 

Pour nous, c’est pareil. Nous serrons notre frein à main de temps à autres et rien ne bouge plus. C’est ce que nous faisons quand nous prenons des vacances. La mécanique au repos.

 

Quelques jours ou semaines plus tard, nous desserrons le frein à nouveau et repartons au volant de notre bolide (ou notre 2CV).

 

Sur ce, je vais serrer mon frein à main pour cet été et je vous retrouve à la rentrée.

 

Je vous souhaite de faire de même pour profiter pleinement des semaines estivales où que vous soyez.

 

 

Mary Poppins

 

 

Enduire les meubles de jardin avec de l’huile de teak est à peu près la dernière chose que j’ai envie de faire quand les beaux jours arrivent. Pourtant c’est à faire dès le début de l’été.

 

 

Résignée –  et armée de mon pinceau et de mon bocal d’huile – je m’attaque à la première chaise – sur huit ! Au bout de quelques lattes, je me rends compte que mon dos exposé au soleil allait gentiment bronzer. Et la conversation avec ma belle-mère allait bon train. Avant que je m’en rende compte mes meubles luisaient sous le soleil !

 

 

Mary PoppinsPendant ce temps mon subconscient m’avait invité à chantonner la chanson : « Un morceau de sucre » de Mary Poppins. Celle qui suggère que dans chaque travail, il y a une part de plaisir. Vous trouvez le plaisir et en un clin d’œil, le travail est  un jeu !

 

 

O.K. c’est un film Disney. Mais pour ma part, bronzer et tenir compagnie à ma belle-mère était suffisant pour me faire oublier que je n’aimais pas la tâche à faire.

 

 

N’est-il pas à notre portée à tous de prendre quelques secondes pour trouver un élément de plaisir pour rendre la tâche agréable ? Regarder une série en repassant. Ecouter un audio-book en conduisant, etc.

 

 

Alors ? Quel élément de plaisir pouvez-vous trouver dans vos tâches ?

 

 

Le bonheur est au bout du clic

 

 

accros à l'ordinateurLorsque je travaille devant mon ordinateur, je suis pire qu’une girouette. Au moindre « bip », au moindre message, je laisse tout tomber. Impossible de résister à la curiosité.

 

 

J’ai trouvé une explication dans un article du Magazine « Der Spiegel ». L’hypothalamus secrète de la dopamine qui est responsable de notre centre de récompense.

 

 

Si par exemple nous trouvons une actualité intéressante ou distrayante sur Facebook, nous nous sentons bien. La fois suivante, nous le consultons en anticipant le plaisir : effet dopamine.

 

 

Le moindre bip, dring ou dong déverse une dose de dopamine et nous voilà partis comme le chien de Pavlov en quête de la récompense. Nous vérifions notre boîte mail de plus en plus souvent : notre subconscient attend une chouette nouvelle et la dopamine nous rend de plus en plus accros.

 

 

Ma désintoxication a commencé par cette prise de conscience. J’ai desinstallé les notifications et je m’autorise à laisser mon portable au fond du sac lors d’un repas ou d’une réunion.

 

 

Et vous ? qu’espérez vous secrètement trouver quand vous  regardez pour la nième fois l’écran de votre téléphone en l’espace de quelques minutes ? Ne seriez vous pas un peu accro vous aussi ? Dopamine quand tu nous tiens…

 

 

La moitié égale le double

 

« Les bourrelets se sont installés !!! »  – est le cri du printemps dans bien des chaumières. Et la course à la cryothérapie, au roulé-palpé et autres suppléments alimentaires dits amincissants est lancée.

 

pizza

Pour ma part, j’ai fait une découverte intéressante. Alors que j’étais en déplacement professionnel à l’étranger,  je me suis retrouvée sans connexion internet dans un de mes restaurants favoris (italien évidemment). J’ai commandé la même salade et la même pizza que les fois précédentes. Seule différence : rien pour me distraire. Résultat: je n’ai mangé que la moitié de ma pizza. Au lieu de me faire un repas à 800 calories j’en ai fait un a 400.

 

Et le tout sans aucun effort. Tout simplement  en étant présente, non pas seulement physiquement, mais aussi  mentalement à ce que je mangeais.

 

Deux fois plus présente pour manger deux fois moins !

 

Cela me fait penser à tous les repas que je prends devant mon ordinateur en travaillant sur une proposition ou en consultant un fil d’actualité sans prêter aucune attention à ce que j’avale. J’ai mérité chacun de mes bourrelets ! Beau rappel a l’ordre de dame nature.

 

Et vous ? A quoi vous ne prêtez que la moitié de votre attention et qui en mériterait le double pour diminuer encore autre chose ?

 

 

Lorsque vous aurez trouvé, partagez-le !!

 

 

En quête d’amélioration

 

s'entrainer

Un patron m’a fait cette objection: « pourquoi mes collaborateurs suivraient-ils une formation à la vente, ils vendent déjà toute la journée ! »  Ce même patron emmène son bambin à l’entrainement chaque mardi et mercredi soir pour qu’il soit prêt pour le match du samedi. Pourtant il JOUE tous les samedis !

 

 

Le fait de s’améliorer, de prendre du recul, de se remettre en question demande un effort. Je sais cuisiner. Pourquoi suivre un cours supplémentaire ? Nous avons en nous cette quête d’une amélioration continue. Bébé nous sommes couchés, puis nous avons envie d’être assis, puis de marcher. Pourquoi ? Parce que nous avons envie de faire comme les autres et surtout de progresser.

 

 

Prendre moins de temps pour labourer un champ ou avoir plus de temps avec les enfants sont des motivations qui nous poussent à nous améliorer.

 

 

Pourquoi est-il aussi difficile de faire la même chose pour notre vie professionnelle ? « L’OPCA ne rembourse pas » « Je dois le faire sur mon temps de loisirs » sont les excuses les plus fréquentes. Mais la vraie question reste la  même :  POURQUOI ai-je envie de m’améliorer ? Quand j’ai la réponse à cette question, l’effort n’est plus qu’une formalité.

 

PS : Sur le même sujet voici une conversation entre un DG qui a tout compris et son DAF :
DAF : « Imaginez que nous formons tous ces employés et après ils s’en vont ! »
DG : « Imaginez que nous ne les formons pas et ils restent !!!! »

 

 

Mais pourquoi ?

 

 

pourquoiNombreux sont les parents qui ont entendu cette question: « pourquoi dois-je aller à l’école ? » L’enfant trouve sa réponse tôt ou tard. Je veux devenir médecin, je voudrais une belle maison, je veux que mes parents soient fiers de moi…

 

 

Si l’entrain nous manque, il y a fort à parier que c’est parce que nous ne savons pas pourquoi nous faisons ce que nous faisons.

 

 

Pourquoi cette soirée ? – parce que je veux que mon client signe mon contrat ? – parce que je n’ai pas envie de faire à manger ? – parce que je mérite une Margarita ce soir ?

 

 

Ce sont les pourquoi qui nous sortent du lit le matin. Facile de les oublier. Pourquoi est-ce que je fais ce travail ? – parce que j’ai envie que mes enfants aient accès à une éducation supérieure !

 

 

Posez-vous la question du pourquoi à chaque fois que vous faites quelque chose en trainant les pieds.

 

 

Vous ne subirez plus jamais vôtre sort. Vous en serez le maître !

 

 

5 ans déjà

 

 

Souvent, on me demande comment je fais pour avoir une idée chaque semaine afin d’écrire mon billet hebdomadaire. C’est simple: tout ce qui m’arrive chaque jour est matière à écrire.

 

 

David  Allen dirait probablement que c’est une question de focus. On ne voit bien que ce sur quoi notre attention est focalisée. Dans un métro bondé, je vois tous les porteurs de lunettes si je suis opticien. Si je suis dans la mode, je remarque de loin le petit sac à main en vogue. Chacun a au moins 1 sujet sur lequel il focalise son attention.

 

 

Certains ne voient que ce qui ne va pas et passent à côté de pures merveilles sans les remarquer.

 

 

Mon focus à moi sont les belles histoires. J’observe une scène, je vis un événement, je subis une situation et automatiquement, je transforme tout cela en matière pour mon billet de dimanche prochain.

 

 

5 ansEt cela fait exactement cinq ans que cela me passionne.

 

 

J’aime bien comprendre comment je réalise quelque chose. Ainsi, je peux la reproduire à volonté.

 

 

Et vous ? Qu’avez vous envie de reproduire encore et encore ?

 

 

Les petits papiers

 

 

J’entends encore ma mère me dire: « le même mouvement t’aurait permis de faire le travail correctement ». Elle me le disait quand je jetais un manteau sur une chaise au lieu de l’accrocher au portemanteau ou bien lorsque je mettais une assiette sur le comptoir au-dessus du lave-vaisselle au lieu de la ranger dedans.

 

 

Elle avait raison. En posant l’assiette sur le comptoir, j’avais presque fini le travail… presque. Il fallait que je la reprenne pour la mettre dans la machine. Un double effort et en plus, l’agacement de voir cette assiette qui traine !

 

 

paperasse
Quand je prends le RER, je range mon sac-à-main. Sous le regard amusé de mes voisins, je sors mes papiers, l’un après l’autre. Je me demande ce qu’ils sont,  si je peux les jeter ou ce qu’il faut que j’en fasse. Je trie et me reproche de ne pas l’avoir fait à réception de chacun d’eux !

 

 
Il y a aussi ma sacoche d’ordinateur, mon bureau, mon tiroir, mon panier dans l’entrée et ma voiture. Tous ces lieux de stockage intermédiaire me font perdre beaucoup de temps et génèrent beaucoup de frustration.

 

 
Un tout petit effort supplémentaire la première fois que je manipule chacun de ces papiers me donnerait la satisfaction de la tâche accomplie et m’éviterait tout ce temps perdu !

 

 
Et vous, cela vous arrive de faire une tâche à moitié en sachant qu’avec un petit effort supplémentaire vous auriez pu la terminer tout de suite ?