D’effet à cause

 

 

MoutonsIl est 1 heure du matin et je n’arrive pas à dormir. Mes pensées vont du coq à l’âne en passant par le mouton et le sommeil ne vient pas.

 

 
Tout à coup, je me rends compte que j’ai le front plissé. Je suis dans le noir et je fais la grimasse du soucieux ! Je m’applique à relâcher chaque muscle … et je m’endors !

 

 
Au lieu de m’attaquer à la cause – les pensées qui me turlupinent- je me suis attaqué à l’effet. Cela fonctionne aussi lors d’un réveil difficile. Je me force à sourire et au bout d’un moment, ma bonne humeur est revenue.

 

 
Peu importe par quel bout vous prenez un problème, par la cause ou par l’effet, l’important est de s’y attaquer.

 

 

Avez-vous déjà attaqué un problème par l’effet avec succès ? Alors racontez-nous dans un commentaire !

 

 

Les vents et la voilure

 

« Vous ne pouvez pas changer la direction du vent –
mais vous pouvez ajuster votre voilure  »
- Aristote

 

 

 

 

Les participants de mes cours de négociation se plaignent souvent que dans les grandes entreprises, les négociations ne sont pas honnêtes et qu’un jeu politique les empêche de pratiquer le gagnant-gagnant.

 

 

Je réponds qu’ils peuvent se lamenter sur leur sort – et perdre leur temps ou bien tout faire à leur niveau pour négocier avec brio. Leurs actions cumulées constitueront alors une contribution significative.

 

 

Il y a toujours deux attitudes possibles: je me focalise sur ce que je ne peux pas changer ou je concentre toute mon énergie sur ce que je peux faire.

 

 

Et vous, avez-vous déjà essayé de changer le vent avant de regarder comment changer la voilure ?  Au plaisir de lire vos histoires dans un commentaire ci-dessous !

 

 

Ma poche gauche

 

 

Mon mari et moi allons au marché ensemble où nous partageons le plaisir de choisir nos produits et celui de les porter. Or aujourd’hui j’y suis seule.

 

 

Les bras chargés d’un grand cageot plein de marchandises, je me traîne vers ma voiture. Je vais devoir poser mon paquet encombrant par terre pour extirper la clé de ma poche – sans parler de la galère de re-soulever le cageot pour le déposer dans le coffre.

 

 

Arrivée à proximité de ma voiture un homme sort de la sienne.

 

 

« Excusez-moi monsieur, est-ce que je peux vous faire une demande un peu saugrenue ?!? – pourriez vous prendre les clés dans la poche gauche de mon manteau pour m’ouvrir le coffre svp ? » Il est aussi surpris que je suis gênée mais mon sourire suppliant et ma hanche gauche tendue vers lui le décident à venir à mon secours.

 

 

Je me confonds en mercis, heureuse d’avoir écourté mon supplice si facilement. L’homme part avec le sourire se disant (probablement) que c’était une BA facile.

 

 

Une question + un clic = deux sourires. Et si demander de l’aide rendait service aux deux ?

 

 

Vous aussi vous avez posé une question osée ? – Partagez votre histoire

 

!

Unité de mesure

 

Comme chaque dimanche, nous sommes allés au marché faire les emplettes hebdomadaires pour la famille. Ensuite, entraînement à l’escalade avec mon mari. Au retour, fiston attendait pour sa conduite accompagnée. Nous voilà partis pendant une heure. Rentrée à la maison, il fallait faire tourner les machines pour le linge de la semaine. Rapide coup d’oeil sur ma montre : temps de préparer le dîner !

 

Ma première réaction : je n’ai rien pu faire pour moi ! Je n’ai pas pu me vautrer dans un canapé, bouquiner, prendre un bain ou encore papoter au téléphone avec ma mère. Je n’ai pas eu le temps de vivre MA vie !

 

Et si faire de la conduite accompagnée avec mon fils ou de l’escalade avec mon mari ETAIT ma vie ? Une fois vieille, allais-je me retourner en me disant « j’ai passé des chouettes dimanches à me pomponner » ou plutôt « j’ai pleinement profité de mes fils, de mon mari et de mes amis avec de vrais moments de complicité » ?

 

Se payer une heure de massage est important mais je pense que l’unité de mesure qui nous servira à apprécier notre vie est celle des moments passés avec, pour ou grâce aux autres. Qu’en pensez-vous ?

 

 

Changement de décor

 

Lors d’un récent voyage, j’ai opté pour la toute première fois de ma vie pour du bivouac. Oui, oui. Trois nuits à la belle étoile dans un sac de couchage dans le désert du Wadi Rum. Trois litres d’eau par personne et par jour. Assez pour shampouiner ou rincer mais pas les deux !

 

 

Qu’est-ce qu’on apprécie la première douche, l’eau chaude en abondance en rentrant. Quel luxe !

 

 

Le changement de lieu, de culture, de valeur ou de codes, nous fait redécouvrir les nôtres. Les choses que nous n’appréciions pas ou plus, reprennent de la valeur. Redeviennent visibles.

 

 

Qu’avez-vous redécouvert chez vous suite à un changement de décor ? Faites-nous part de vos re-découvertes en laissant un commentaire ci-dessous.

 

 

Ce que nous disons à nos enfants

 

 

Une ancienne collègue qui gère tant bien que mal ses quatre enfants me confie à voix haute que son ainé est un manipulateur. Je vois que ce dernier nous a entendu et j’en suis malade.

 

A 9 ans, il n’a certainement pas mérité cette étiquette mais il ne lui reste plus qu’à devenir ce que sa mère affirme qu’il est.

 

Alors que j’étais toute petite, j’ai surpris ma mère en train de dire à une amie que j’étais son « rayon de soleil ». Je ne savais pas que j’étais une enfant souriante, facile à vivre, toujours de bonne humeur. Mais le fait de l’entendre dire par ma mère a certainement allumé une flamme en moi qui m’a donné envie de lui donner raison.  Et je suis devenue l’éternelle optimiste qui voit toujours le verre à moitié plein.

 

Quelles prédictions vos parents ont-ils fait pour vous que vous avez réalisées ? Racontez-nous en laissant votre commentaire.

 

 

Regarder la montre

 

Je déteste changer les draps. Je suis capable de remettre cette tâche de jour en jour pour ne pas avoir à extirper notre énorme couette de sa housse et la réinsérer dans une autre.

 

 

Ce matin, j’ai pris le taureau par les cornes et la couette par les coins. Tout à fait par hasard, j’ai regardé ma montre au moment de déshabiller le premier oreiller. Cela m’a donné envie de vérifier le temps que toute l’opération allait prendre: 6 minutes !

 

 

chronometreLa perception du temps varie beaucoup selon que notre occupation est agréable ou pénible. Prendre conscience que changer les draps ne prend que 6 minutes a modifié ma perception et mon ressenti. Tous comptes faits, ce n’est pas grand-chose et le résultat est tellement agréable.

 

 

Avez-vous des exemples de cette relativité du temps ? Racontez votre histoire dans les commentaires ci-dessous.

 

 

Faire la fête

 

 

faire la fêteJ’aime faire la fête. Dans tous les sens du terme: célébrer un événement ou simplement me faire plaisir en me récompensant pour un accomplissement. Toutes les excuses sont bonnes.

 

 

S’il fallait nommer un pays où l’on fait spontanément la fête,  vous diriez certainement le Brésil ou encore Cuba. On y sait fêter sans raison particulière. Et pourtant, ces pays sont plutôt moins riches que nous.

 

 

Je vous souhaite une année 2015 pleine de fêtes – sans autorisation et sans raison, seulement parce que vous avez une envie folle de vous faire plaisir !

 

 

 

Le doux son de mon prénom

 

 

2014 10 Dossard lightJe cours en queue de peloton et je suis étonnée d’entendre des membres de l’encadrement m’interpeller : « Allez Gundula » « Vas-y Gundula » « Accélère Gundula » ! D’abord surprise, je réalise que ce n’est pas sorcier – mon nom est inscrit sur mon dossard !

 

 

Je me sens reconnaissante. Ils m’encouragent MOI. Pas une foule anonyme. Pas un coureur sans nom. Ils ont pris le temps de déchiffrer le nom sur mon dossard et ils ont fait un effort pour le prononcer correctement. Et ils l’ont fait pour moi. Je ne peux pas les décevoir. Je vais finir la course.

 

 

Les bonnes infirmières en pédiatrie le font aussi, tout comme les professeurs qui s’intéressent à leurs élèves. Et cela donne toujours le même résultat: lorsqu’on vous appelle par votre prénom, vous écoutez.

 

 

Avez-vous vécu des occasions où le fait d’avoir entendu votre prénom vous a donné des ailes, du courage ou bien du baume au cœur ? – Alors partagez en laissant un commentaire ici !

 

 

Profiter à tout prix

 

 

A peine arrivée à Berlin, je déambule sur le Kurfürstendamm afin de renouer avec mes souvenirs qui datent de … il y’a 28 ans ! Je regarde, marche, prends des photos, visite et m’installe finalement dans un restaurant.

 

 

Je sors mon calepin pour prendre des notes, organiser mon séjour, préparer mes rendez-vous, écrire un billet. Et là. Rien. Aucune idée, pensée ou inspiration. Le vide. Frustrée, je pose mon stylo. Quel gâchis ! Du temps rien que pour moi – et je n’en fais rien.

 

 

Mon regard se perd au loin et les voix des personnes autour de moi chatouillent mes oreilles. Je redécouvre l’accent berlinois. Je vois la façon dont mes voisins s’habillent, se coiffent, se maquillent. Leur façon bien particulière de communiquer et d’interagir.

 

 

De retour dans mon hôtel j’ai la tête pleine d’impressions et je compose ce billet.

 

 

Cela vous est déjà arrivé de penser que vous gaspilliez du temps précieux, pourtant ce laps de temps vous a permis de voir quelque chose d’essentiel ? Racontez-nous dans un commentaire ci-dessous !