bonheur

Le bonheur est au bout du clic

 

 

accros à l'ordinateurLorsque je travaille devant mon ordinateur, je suis pire qu’une girouette. Au moindre « bip », au moindre message, je laisse tout tomber. Impossible de résister à la curiosité.

 

 

J’ai trouvé une explication dans un article du Magazine « Der Spiegel ». L’hypothalamus secrète de la dopamine qui est responsable de notre centre de récompense.

 

 

Si par exemple nous trouvons une actualité intéressante ou distrayante sur Facebook, nous nous sentons bien. La fois suivante, nous le consultons en anticipant le plaisir : effet dopamine.

 

 

Le moindre bip, dring ou dong déverse une dose de dopamine et nous voilà partis comme le chien de Pavlov en quête de la récompense. Nous vérifions notre boîte mail de plus en plus souvent : notre subconscient attend une chouette nouvelle et la dopamine nous rend de plus en plus accros.

 

 

Ma désintoxication a commencé par cette prise de conscience. J’ai desinstallé les notifications et je m’autorise à laisser mon portable au fond du sac lors d’un repas ou d’une réunion.

 

 

Et vous ? qu’espérez vous secrètement trouver quand vous  regardez pour la nième fois l’écran de votre téléphone en l’espace de quelques minutes ? Ne seriez vous pas un peu accro vous aussi ? Dopamine quand tu nous tiens…

 

 

Un moment de bonheur

 

 

C’est dimanche et il fait très beau. Je travaille à mon bureau mais tout-à-coup, je décide de prendre un bouquin et je m’installe dans une chaise longue au soleil. Surprise !  Le monde ne s’écroule pas pendant cette pause. Mon travail attend patiemment mon retour. Le lave-vaisselle et lave-linge aussi.

 

 

transatA l’heure du coucher, je me dis que j’ai passé une chouette journée et je dois cette sensation de bien-être … aux 20 minutes passées au soleil !

 

 

Il arrive souvent qu’on ne se souvienne que des bons moments, même s’ils ont été de courte durée et relativement insignifiants. Ne suffirait-il pas de s’offrir ces quelques minutes de bonheur chaque jour ? Un moment pour ne faire qu’une seule chose qui nous fait plaisir. Pas du multitâche.

 

 

Téléphoner à une copine vautré dans le canapé, savourer un café en regardant le soleil se lever (mon favori) ou simplement partager un repas avec un ami sans regarder la montre.

 

 

Partants pour un moment de bonheur par jour ?

Un moment juste pour vous avec pour seul but de pouvoir dire à l’heure du coucher que vous avez passé une bonne journée ? !

 

 

Le bonheur selon Shantideva

 

« Tous les bonheurs du monde viennent
De la recherche du bonheur d’autrui ;
Toutes les souffrances du monde viennent
De la recherche de son propre bonheur. »
SHANTIDEVA (685-763)

 

 

Vous avez déjà rencontré un égoïste heureux ? Quand je fais le tour de mes connaissances, je me rends compte que la courbe de l’égocentrisme est  l’inverse de celle du bonheur.

 

 

Ceux qui ne pensent qu’à eux, à s’enrichir et à s’amuser ne semblent jamais satisfaits.

 

 

En revanche, les amis qui sont toujours là pour donner un coup de mains ou prêter une oreille attentive semblent rayonner et se nourrir de ce partage.

 

 

Je ne dis pas qu’il ne faut pas se faire plaisir, mais que préférez-vous: boire une petite coupe pour fêter le début du week-end ou apporter une bouteille chez des amis pour la déguster ensemble?

 

 

Alors, qu’allez-vous partager pour rendre ce monde un peu plus heureux ?

 

 

 

Partager le bonheur

 

yes happyLa semaine dernière j’ai reçu l’appel d’un important client potentiel qui me confirmait que j’avais été retenue pour une grosse mission. L’enjeu était important et cet appel était une délivrance ainsi qu’un grand bonheur ! A peine raccroché, je dansais et chantais dans le couloir en enchaînant les « yes » « yes » « yes » le visage fendu d’un sourire d’une oreille à l’autre.

 

 

30 minutes plus tard, je ne pus m’empêcher d’envoyer un mail à mon client pour lui dire que je dansais et chantais toujours. Il me rappela le lendemain pour me dire que mon bonheur avait été tellement palpable et mon enthousiasme tellement contagieux qu’il en avait pleinement ressenti les effets.

 

 

Partager son bonheur n’est pas monnaie courante et souvent il faut un événement extraordinaire pour qu’on y pense. Annoncer une grossesse par exemple est formidable et chacun se réjouit. Le bonheur est magique; à chaque fois qu’on le partage, il grandit.

 

 

Et si nous partagions tous nos bonheurs quotidiens pour en faire une épidémie ?

 

 

 

Trouver les concessions

La dernière fois,  je vous ai parlé de la « clé » du bonheur. Cette semaine nous poursuivons avec la « porte » qui s’ouvre vers cet accord « gagnant-gagnant ».

 

Dans l’exemple utilisé la dernière fois une partie en moi avait besoin d’une soirée de repos et l’autre de faire le ménage. La concession était le report dans le temps d’une des deux activités. En résultait la satisfaction des deux besoins.

 

Les concessions se trouvent grâce à un questionnement habile et une découverte détaillée des besoins de l’autre, suivi d’une préparation minutieuse. Les vrais besoins de votre interlocuteur vous permettent de lui faire une concession adaptée.

 

Est-ce que votre client n’a pas passé la commande parce qu’il voit encore un autre fournisseur ? – ou parce qu’il n’a pas la signature autorisée ? – ou parce qu’il attend le feu vert de la maison mère ?

 

Est-ce que votre bambin ne veut pas entrer dans l’eau du bain parce que c’est l’heure de sa série télé préférée ? – ou parce que l’eau est froide ?

 

Votre concession doit répondre au besoin de votre interlocuteur, sinon elle ne sert à rien.

 

Cette « porte » des concessions est une porte battante – il faut non seulement découvrir les concessions dont votre client pourrait avoir besoin mais également partager habilement avec lui celles qui comblent vos propres besoins.

 

Comment échange-t-on les concessions ? Suite au prochain épisode !

 

 

Envie d’en savoir plus ? « La négociation » de Gundula Welti aux Editions Eyrolles

Pour écouter l’entretien sur ce même sujet  du samedi matin lors du MAG sur EFM, cliquez ici.

La négociation : la clé du bonheur

Voici un postulat pour le moins surprenant. Mais bien réfléchi : la négociation est omniprésente dans notre vie, tout comme la prose que nous faisons sans le vouloir.

 
La clé du bonheur évoque peut-être pour vous le bien-être, la spiritualité ou encore une nourriture saine.

 

Alors faisons un petit exercice. Si vous êtes soucieux de votre bien-être, vous accordez au soin de votre corps, du temps que vous prélevez sur celui consacré au travail ou aux tâches ménagères. Ce choix est le résultat d’une « négociation interne ».

 
Vous pourriez aussi bien faire un compromis : « je m’occupe un peu de mon corps et un peu de mon ménage pendant la même soirée ». Ce faisant, vous ne satisfaites entièrement aucun des deux besoins, laissant chacun d’eux dans un état de frustration mécontente.

 
ET si en revanche vous négociez avec vous-même : je consacre ma soirée d’aujourd’hui à la détente et en contrepartie, je fais le ménage demain soir » ? Les deux protagonistes (vous !) sortent de cette négociation avec leurs besoins comblés grâce à la concession que chacun a fait à l’autre.

 
Concrètement, comment cela marche ? Suite au prochain épisode d’ici deux semaines !