enfants

Ce que nous disons à nos enfants

 

 

Une ancienne collègue qui gère tant bien que mal ses quatre enfants me confie à voix haute que son ainé est un manipulateur. Je vois que ce dernier nous a entendu et j’en suis malade.

 

A 9 ans, il n’a certainement pas mérité cette étiquette mais il ne lui reste plus qu’à devenir ce que sa mère affirme qu’il est.

 

Alors que j’étais toute petite, j’ai surpris ma mère en train de dire à une amie que j’étais son « rayon de soleil ». Je ne savais pas que j’étais une enfant souriante, facile à vivre, toujours de bonne humeur. Mais le fait de l’entendre dire par ma mère a certainement allumé une flamme en moi qui m’a donné envie de lui donner raison.  Et je suis devenue l’éternelle optimiste qui voit toujours le verre à moitié plein.

 

Quelles prédictions vos parents ont-ils fait pour vous que vous avez réalisées ? Racontez-nous en laissant votre commentaire.

 

 

Vivre de son envie

 

Beaucoup de jeunes ont envie de faire de la musique, du sport, des jeux vidéo. Leurs parents les mettent en garde:  « vous ne pourrez pas vivre de ces envies, vous devez apprendre un « vrai » métier. »

 

 

Guy Laliberté a quitté la maison de ses parents à l’âge de 14 ans pour parcourir les rues du Québec et de l’Europe en tant qu’accordéoniste et cracheur de feu…. C’est lui qui a créé le Cirque du Soleil en 1984 !

Cirque du soleil

 

Alors qui sommes-nous pour dire à nos enfants de quoi ils devraient vivre ?

 

 

Et vous ?  Qu’avez-vous vraiment envie de faire de votre vie ?

 

 

La passion

Passion Patrick Hedlinger

 

« Nos enfants manquent de passion ». Voici le thème d’une discussion lors d’un dîner entre amis. Les opinions fusèrent sur ce qu’était la passion, si nos enfants en étaient capables, si elle était compatible avec un cadre socio-professionnel dit « normal ».

 
La passion, selon le dictionnaire, nous vient du latin « passio », signifiant  « soufffir »  ou « endurer ». La passion est une émotion intense caractérisée par un enthousiasme ou un désir envers un individu, une activité, une idée, un sujet ou un objet.

 

La question du démarrage portait sur nos enfants et leur capacité d’être passionnés pour quelque chose. Mais la question que je vous pose aujourd’hui est : qui parmi nous est encore passionné par ce qu’il fait ? Combien de personnes font des métiers, poursuivent des hobbies et autres activités qui les passionnent ? Passionnent dans le sens latin du terme : qui est capable de souffrir et d’endurer pour vivre une expérience ?

 
Les passionnés que je connais se comptent sur les doigts d’une seule main. Et vous ? Faites-vous partie de ces « lucky few » ? Et si ce n’est pas le cas, qu’est-ce qui vous empêche de vivre votre passion ?

 

 

Négocier avec les enfants

Avez-vous l’impression – comme la plupart  des parents – que vos enfants sont les pires négociateurs que vous n’ayez jamais eu à affronter ?!? Pourtant, ils ne sont pas formés comme vos interlocuteurs professionnels, ils n’ont que très peu d’expérience et ils n’ont certainement pas lu des œuvres spécialisées dans ce domaine. Et pourtant…

Je vous rassure. Vos enfants sont peut-être des négociateurs « durs en affaires ». Mais en aucun cas sont-ils des négociateurs « gagnant-gagnant ». Rappelons-nous que pour être un négociateur méritant l’appellation « gagnant-gagnant » il faut être dur sur le fond et souple sur la forme. Autrement dit, obtenir le meilleur accord possible tout en gardant ou mieux encore, en améliorant la qualité de la relation avec l’autre partie.

Regardons maintenant nos chérubins. Nous sommes d’accords – ils sont durs en affaires. Mais côté relationnel ? – Ils n’y prêtent aucune attention ! Ils sont vos enfants et ils savent – qu’advienne ce qu’advienne au bout de la négociation vous les aimerez toujours ! Donc, ils ne peuvent pas dégrader la relation, ils négocient que sur un seul axe (le deal) au lieu de négocier sur les deux axes (deal & relationnel).

Vous pouvez d’ailleurs transposer cet exemple dans le monde adulte du travail. Pourquoi est-il tellement plus facile de négocier son salaire au démarrage qu’une augmentation plus tard ? – Simplement parce que « la relation » que vous entretenez avec votre patron se met à travers le chemin de votre négociation « gagnant-gagnant » et vous vous faites échouer vous-même. « Il n’acceptera jamais », « il me rira au nez », « il n’a pas le budget »…. Voici les arguments que votre petite voix avance !!! Vous négociez avec vous-même au lieu de négocier avec votre patron. Il faut que vous ayez une relation avec l’autre partie ET que vous gardiez en tête le deal que vous aimeriez obtenir. Seul si les deux objectifs sont atteints, vous aurez un accord « gagnant-gagnant ».

Analysez vos négociations passées que vous ne qualifieriez pas comme « gagnant-gagnant ». Le bas blesse souvent côté relationnel, soit parce que vous n’avez pas su y rentrer dans la relation, ou bien parce que le relationnel à pris le dessus et vous en avez oublié le deal.

Bonne analyse et bonne chance pour vos futures négociations avec vos bambins et votre patron !