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Mon temps est mon luxe

 

 

timeUn ami me dit à propos de son emploi du temps de célibataire endurci : “Mon temps est mon luxe”.

 

Je trouvais l’expression rigolote et ne compris sa portée qu’un peu plus tard. Je croyais bêtement que, n’ayant pas d’obligations familiales, il se laissait porter d’activité en activité, en ne rendant de compte à personne.

 

C’était en fait très différent. Avant de s’engager, il se demande s’il en a vraiment envie. Il voit son temps libre comme un bien précieux dont il veut profiter à 100%.

 

Contrairement à ce que je pensais, sa vie n’est pas une suite de hasards et d’opportunités saisies au vol, mais une série de choix pour des moments savamment savourés !

 

Et vous, quels moments savoureux choisirez-vous de privilégier en 2016 ?

 

 

Regarder la montre

 

Je déteste changer les draps. Je suis capable de remettre cette tâche de jour en jour pour ne pas avoir à extirper notre énorme couette de sa housse et la réinsérer dans une autre.

 

 

Ce matin, j’ai pris le taureau par les cornes et la couette par les coins. Tout à fait par hasard, j’ai regardé ma montre au moment de déshabiller le premier oreiller. Cela m’a donné envie de vérifier le temps que toute l’opération allait prendre: 6 minutes !

 

 

chronometreLa perception du temps varie beaucoup selon que notre occupation est agréable ou pénible. Prendre conscience que changer les draps ne prend que 6 minutes a modifié ma perception et mon ressenti. Tous comptes faits, ce n’est pas grand-chose et le résultat est tellement agréable.

 

 

Avez-vous des exemples de cette relativité du temps ? Racontez votre histoire dans les commentaires ci-dessous.

 

 

Les ressources

 

horloge-avec-homme-londonDans une vie chaque personne a des ressources différentes à sa disposition. Les uns naissent avec une cuillère en argent dans la bouche, les autres dans un bidonville. Les uns sont équipés d’un QI phénoménal, les autres peinent à l’école. Encore d’autres sont d’une nature joyeuse quand leurs pairs sont d’un tempérament morose.

 
En revanche, une seule des ressources est la même pour le SDF du coin de la rue et pour Bill Gates : le temps. Une ressource non négociable. Les mêmes 60 minutes par heure, 24 heures par jour, et 365 jours par an.

 
Les équipes marketing du monde entier tentent de nous prendre cette ressource, de nous attraper dans leurs filets.  Les 3 heures avant d’aller vous coucher peuvent être consacrées à regarder une émission dont vous avez vu la bande-annonce la veille, lire un livre qui vous a été recommandé sur internet, aller écouter un concert qui a été annoncé dans le métro ou simplement jouer avec vos enfants.

 
Je vous invite à prendre conscience que votre temps est une ressource précieuse et que vous avez le choix de l’utiliser selon votre élan de vie ou bien de vous laisser manipuler par le marketing intrusif qui vous entoure. Soyons conscients !

 

 

 

Parkinson… pas la maladie

 

La loi de Parkinson affirme qu’une même tâche donnée à différentes équipes durera systématiquement le temps qu’on a donné à chaque équipe pour l’accomplir. Pour utiliser les mots exacts de la loi : « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ».
 


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Personnellement, je suis super efficace sous pression « quand une échéance presse ». Je peux abattre une quantité énorme de travail pendant un minimum de temps. En revanche, quand j’ai beaucoup de temps, les choses s’accomplissent très lentement – voilà la loi de Parkinson en action. Cela vous parle ?


 

Comme la plupart des professionnels, j’ai trouvé la parade à ce dilemme : Chaque tâche est assortie d’une échéance. Et – ô miracle – les tâches que j’aurais repoussées sans arrêt, sont faites à l’intérieur du temps imparti.

 

 
Si vous aussi êtes frustré(e) en regardant votre liste des choses à faire, alors je vous recommande de prendre quelques minutes pour ajouter une échéance à chaque tâche – et vous verrez que votre efficacité augmentera à vue d’œil !
 
 


 

PS : Cyril Northcote Parkinson est un historien britannique et auteur de la loi de Parkinson (1958). Ses observations scientifiques qui contribuèrent au développement de la loi tenaient compte de l’accroissement du nombre d’employés au Bureau des affaires coloniales, ceci malgré le déclin de l’Empire britannique dans le même temps.

 

 

Regarder

 

9:30 mercredi matin. Une terrasse d’un café en face de l’opéra. Le soleil est enfin là. Je suis en avance et je profite de ce moment. Une terrasse d’un café en face de l’opéra. Le soleil est enfin là. Je suis en avance et je profite de ce moment. C’est d’ailleurs tellement agréable que mon fidèle compagnon le smartphone reste prisonnier de mon sac.

 

 
Je ne suis pas occupée donc je vois des choses. Je perçois des détails. Je sens la chaleur du soleil sur ma peau. Devant moi un défilé de mode de printemps, des couleurs qui me chatouillent la rétine… et des sourires ! Les visages qui se tournent, volubiles, vers le soleil.

 

 
A_Woman_Having_Coffee_and_Dessert_At_an_Outdoor_Cafe_Royalty_Free_Clipart_Picture_110204-130015-962053Je prends conscience qu’habituellement, mon effervescence m’empêche de savourer ces petits moments magiques qui me sont offerts.

 

 
Décision prise. Je prendrai désormais le temps pour regarder – smartphone dans le sac – pour profiter de ce qui m’entoure.

 

Et vous ? Que prenez vous le temps de regarder ?

 

 

Du temps pour soi : Réalité ou fiction ?

En lisant un billet sur le réseau « Etre une femme vous va si bien » je suis tombée sur un excellent article de Laurence Benatar. Elle est Psychosociologue et auteure de plusieurs livres chez Eyrolles (entre autres « 50 exercices de confiance en soi »).

 

Aujourd’hui donc un billet qui s’adresse peut-être plus particulièrement au BusinessWOmen débordées, mais qui donne peut-être aux BusinessMEN des idées de cadeau de Noël ?

 

 

 » Je viens de sortir d’une librairie et j’ai été choquée et ravie à la fois des Une de magazines féminins. La grande tendance est de se tourner vers soi en se posant les questions suivantes : Comment accéder au bonheur ? Quelles solutions pour se sentir bien dans sa vie ? Comment se ressourcer ? Voici quelques sujets très développés dans les médias aujourd’hui.

 

 

J’ai été choquée parce que cela signifie que les femmes n’ont toujours pas intégré cette notion et qu’elles passent en dernier (aussi bien au sein de leur foyer mais aussi sur le plan professionnel). J’ai été par ailleurs ravie car cela donne espoir : et si nous prenions enfin conscience de notre valeur, de notre droit d’entamer une activité joyeuse, instructive ou de bien être sans devoir se sentir coupable ?

 

 

J’ai d’ailleurs vécu l’arrivée dans ma ville de la Zumba et je souhaite partager cette belle expérience avec vous. C’est une belle expérience car le dimanche, avec ma fille de cinq ans (les mamans peuvent emmener leur enfant), je m’accorde 1 heure de lâcher prise total. Non seulement j’ai l’impression de faire la fête entre copines mais en plus je fais du sport sans m’en rendre compte, le rêve !

 

 

Le bonus, j’ai un moment privilégié de complicité avec ma petite princesse. Je me souviens que toutes les conversations des premières séances tournaient autour du mari, qui se retrouvait avec les enfants à préparer le repas du soir, nous étions à la fois émoustillées par cette situation et quelque part on reconnaissait qu’on avait dû vraiment s’imposer pour oser quitter le foyer pour aller ailleurs qu’au supermarché. Eh oui, maman s’amuse !!!

 
Alors, prendre soin de soi : Réalité ou fiction ? Après un an de pratique, nous avons intégré ce moment à notre vie et notre entourage s’en porte très bien. Zumba, cours de dessin, de chant ou d’informatique, prenez du temps pour vous sans culpabiliser, vous le méritez !!! »

 

 

Laurence BENATARFondatrice de Carrière et Image – Psychosociologue -TéléFormatrice
Mon blog : laurencebenatar@wordpress.com    –  Mon site : www.carriere-et-image.com

 

Suite à « il faut »

Vous avez été nombreux  à réagir sur la dernière newsletter portant sur  l’éradication complète de la formule « il faut » de notre vocabulaire courant.

Mon amie Diane a partagé avec moi une autre facette de ce thème du CHOIX et du fait de revendiquer la responsabilité de nos actes et de nos décisions. Elle m’a fait part d’un séminaire de « time management » auquel elle avait participé et où le formateur a fait comprendre aux participants la différence entre ces deux expressions :

« Je n’ai pas le temps de…. » et « je ne prends pas le temps de… »

1) « Maman, tu n’as pas lavé mon kimono » – « Je n’ai pas eu le temps ! » (tu m’embêtes, ton vieux kimono peut attendre)

2) « Maman, tu n’as pas lavé mon kimono » – « Je n’ai pas pris le temps ! » (j’en suis désolée, mais je me suis fixée d’autres priorités cette semaine).

Dans le premier cas, je suis une pauvre victime avec plus de choses à faire que d’heures dans la journée. « Je n’ai pas le temps de… »  Ce n’est pas de ma faute – c’est à cause de toutes ces choses à faire ! Je subis !

Dans le deuxième cas, c’est moi qui fais mon emploi du temps et qui n’ai pas aménagé mon temps pour mener à bien un projet en particulier. « Je n’ai pas pris le temps de… ». Vous avez listé vos priorités et vous avez pris la décision de vous lancer dans tel projet et non pas dans un autre.Vous supportez de ce fait les conséquences de votre choix, aussi désagréables soient-elles!

« Prenez donc le temps » de réfléchir à cette nouvelle formulation. Bonne semaine !